Frise chronologique
1455-1458
Première mention dans les archives
Première mention dans les archives
1455-1458 (≈ 1457)
Maison d'Eon Bugaud citée dans le rentier ducal.
2e moitié du XVe siècle
Reconstruction de la maison
Reconstruction de la maison
2e moitié du XVe siècle (≈ 1550)
Édifice rebâti sur un ancien bâtiment.
XVIIe siècle
Exhaussement du bâtiment
Exhaussement du bâtiment
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d’un étage et nouvel escalier.
1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1929 (≈ 1929)
Protection du rez-de-chaussée de la façade.
1987-1991
Restauration majeure
Restauration majeure
1987-1991 (≈ 1989)
Polychromie du colombage restituée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Eon Bugaud - Propriétaire au XVe siècle |
Mentionné dans le rentier ducal de 1455-1458. |
| Albert Dégez - Historien ou expert |
A étudié les caractéristiques architecturales. |
| Jacques Kervegant - Architecte en chef |
Dirigea la restauration de 1987 à 1991. |
Origine et histoire
La maison située au 32 rue des Chanoines à Vannes est un édifice médiéval construit sur un sous-sol rocheux très profond. Elle se compose de trois étages carrés et un étage de comble, avec une toiture à longs pans. Les baies en arc surbaissé, ornées de chapiteaux à feuillages frisés, sont partiellement dissimulées sous des boiseries. La façade sur la place pourrait cacher des arcades de pierre sculptée sous ces mêmes boiseries. L’édifice est un exemple représentatif des maisons à pans de bois vannetaises, avec une charpente en bois-de-brin et des croix de Saint-André.
D’après les archives, l’emplacement était occupé entre 1455 et 1458 par une maison appartenant à Eon Bugaud, mentionnée dans le rentier du domaine ducal. Cette maison bordait au nord la rue aux Asnes, où une cuisine en dépendance avait été édifiée. La maison actuelle a été reconstruite dans la seconde moitié du XVe siècle sur les fondations d’un édifice plus ancien, comme l’ont révélé les fouilles menées lors de sa restauration entre 1987 et 1991. Des corbelets en pierre et une porte en plein cintre, partiellement enterrée, attestent de cette occupation antérieure.
Avant sa restauration, la maison présentait des traces d’exhaussement datant probablement du XVIIe siècle, période où un nouvel escalier a remplacé un escalier en vis. Cet exhaussement pourrait être lié à l’installation du parlement de Bretagne à Vannes, générant un besoin accru en logements. La maison était enduite et dotée de boiseries au rez-de-chaussée, abritant autrefois une boutique. Une consolidation en 1958 a ajouté deux piliers moulurés pour renforcer la structure. La restauration de 1987 à 1991 a permis de restituer une polychromie du colombage, inspirée des pigments naturels utilisés à l’époque médiévale.