Construction de la maison XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Fin XVe ou début XVIe siècle
24 avril 1954
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 24 avril 1954 (≈ 1954)
Porte et façades sur cour protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Origine et histoire de la Maison, Rue de la Rodade
La maison située au 34 rue de la Rodade à Clermont-Ferrand est un édifice civil datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Elle illustre l’architecture domestique médiévale tardive, avec une organisation typique autour d’une cour intérieure. Son entrée principale donne accès à un couloir menant à cette cour, où une porte à arc brisé, dissimulée dans un renfoncement, ouvre sur un escalier à vis en pierre, élément caractéristique des maisons bourgeoises ou nobles de l’époque.
La façade nord, au fond de la cour, présente une grande fenêtre aux montants et linteau ornés de moulures prismatiques, bien que sa croisée ait disparu. Les angles supérieurs de cette fenêtre sont agrémentés de courbes sculptées, témoignant d’un souci décoratif rare pour une habitation privée de cette période. Ces détails architecturaux suggèrent une volonté d’afficher un certain statut social, sans pour autant atteindre le faste des hôtels particuliers plus tardifs.
Classée Monument Historique par arrêté du 24 avril 1954, la maison est protégée pour sa porte d’entrée et ses façades sur cour intérieure. Ce classement souligne son intérêt patrimonial, notamment pour son escalier à vis et ses éléments décoratifs, représentatifs de la transition entre le gothique flamboyant et les prémices de la Renaissance en Auvergne. Aucune information n’est disponible sur ses occupants historiques ou sa fonction précise au-delà de son usage résidentiel.
La localisation de la maison, dans le centre historique de Clermont-Ferrand, correspond à une zone urbanisée dès le Moyen Âge, où se concentraient les habitations des marchands, artisans et notables locaux. Le Puy-de-Dôme, dont Clermont-Ferrand est la préfecture, était alors un carrefour commercial et religieux majeur en Auvergne, marqué par l’influence des foires et du pouvoir épiscopal.