Frise chronologique
4e quart du XVIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
4e quart du XVIe siècle (≈ 1687)
Date gravée (158?) sur le poinçon.
Années 1960
Restauration complète
Restauration complète
Années 1960 (≈ 1960)
Dirigée par Henri Enguehard, classement en 1962.
14 février 1962
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
14 février 1962 (≈ 1962)
Façades, couvertures et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue et sur cour ; ensemble des couvertures ; escalier sur cour (cad. H 1343, 1344p) : classement par arrêté du 14 février 1962
Personnages clés
| Henri Enguehard - Architecte angevin |
Dirigea la restauration dans les années 1960. |
Origine et histoire
La maison située au 5-9 rue de l'Oisellerie à Angers est un exemple typique d’architecture urbaine du XVIe siècle, édifiée sur une parcelle étroite de 4 mètres de large. Elle se compose de deux corps de logis en profondeur, reliés par un escalier extérieur en charpente à cage ouverte, doté de balustres en bois et de longs paliers formant galerie. Les façades sur rue et sur cour, en pan de bois, contrastent avec les murs en schiste du reste de la construction. La façade avant, ornée d’un riche décor sculpté, présente un pignon et une couverture à longs pans, tandis que le corps arrière est couvert d’un appenti.
La construction de cette maison remonte au dernier quart du XVIe siècle, comme l’indique une date partiellement lisible (158?) gravée sur le culot du poinçon de la ferme débordante, découverte lors de la restauration des années 1960. Cette restauration, dirigée par l’architecte angevin Henri Enguehard, a permis de préserver les éléments originaux, dont l’escalier-galerie et ses balustres, potentiellement d’époque. Les façades sur rue et sur cour, ainsi que les couvertures et l’escalier, ont été classés Monument Historique par arrêté du 14 février 1962.
Le sous-sol de la maison abrite une voûte en berceau appareillée en tuffeau, matériau typique de la région. La maison illustre l’adaptation des techniques constructives médiévales aux besoins résidentiels de la Renaissance, dans un contexte urbain dense. Son plan en profondeur et son escalier extérieur reflètent les contraintes spatiales et les usages domestiques de l’époque, tout en témoignant du savoir-faire des artisans locaux en menuiserie et sculpture.
Aujourd’hui propriété d’une société privée, la maison conserve un intérêt patrimonial majeur, tant pour son architecture que pour les techniques de restauration employées au XXe siècle. Son classement parmi les Monuments Historiques souligne sa valeur historique et artistique, tout en posant la question de son accessibilité au public, actuellement non documentée.