Construction de la maison 1828–1933 (≈ 1881)
Édifiée par Vitale Molinari, maçon italien.
30 novembre 2001
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 novembre 2001 (≈ 2001)
Protection des façades, toitures et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Vitale Molinari - Maître maçon et entrepreneur
Constructeur et commanditaire de la maison.
Origine et histoire de la Maison, Rue Savart
La maison située au 6 Rue Savart à Charleville-Mézières a été construite entre 1828 et 1933 par Vitale Molinari, un maçon italien originaire de Toscane devenu entrepreneur. Ce bâtiment reflète sa réussite sociale et s’inspire délibérément des maisons toscanes du XIXe siècle, notamment par son belvédère caractéristique. La façade est ornée d’une frise de putti et de motifs géométriques réalisés en sgraffite, une technique combinant gravure et peinture, évoquant les décors de la Renaissance italienne. À l’intérieur, des éléments végétaux stylisés et un vestibule en trompe-l’œil représentant un ciel peuplé de divinités antiques soulignent l’ambition artistique du projet.
La protection du monument, effective depuis 2001, couvre les façades, toitures, clôture, vestibule et cage d’escalier avec leurs décors, à l’exception d’une extension moderne. La maison illustre l’intégration des savoir-faire italiens dans l’architecture locale, tout en témoignant des échanges culturels entre la Toscane et les Ardennes au XIXe et XXe siècles. Les techniques de sgraffite et les références iconographiques au XVIe siècle en font un exemple rare d’éclectisme architectural dans le Grand Est.
L’édifice, aujourd’hui classé Monument Historique, conserve des traces des ambitions de son commanditaire, Vitale Molinari, dont le parcours incarne l’ascension sociale d’un artisan immigrant. La précision des décors extérieurs et intérieurs, mêlant motifs antiques et végétaux, révèle une volonté de prestige, tandis que la localisation en centre-ville (à proximité du boulevard de Béthune) confirme son statut de résidence bourgeoise.