Frise chronologique
XIIe siècle (hypothèse)
Origine des sous-sols
Origine des sous-sols
XIIe siècle (hypothèse) (≈ 1250)
Portes en plein-cintre et voûte en tuffeau.
2e moitié du XVe – 1ère moitié du XVIe siècle
Construction du logis
Construction du logis
2e moitié du XVe – 1ère moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Maison en pan de bois sur parcelle étroite.
2e moitié du XIXe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures
2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Escalier, lucarnes, porte-fenêtre avec balcon.
22 février 1963
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
22 février 1963 (≈ 1963)
Façade et toiture protégées.
1970
Dernière mention du logis arrière
Dernière mention du logis arrière
1970 (≈ 1970)
Présent sur le cadastre.
1989
Restauration en cours
Restauration en cours
1989 (≈ 1989)
Travaux documentés cette année-là.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Origine et histoire
La maison située au 65 rue Beaurepaire à Angers est un exemple d’architecture civile médiévale tardive, construite entre la 2e moitié du XVe siècle et la 1ère moitié du XVIe siècle. Elle se distingue par sa structure en profondeur, desservie par un couloir latéral menant à un escalier central, dont la position semble d’origine. La façade sur rue et les murs mitoyens des étages supérieurs sont en pan de bois, tandis que la façade arrière, donnant sur la cour, est en maçonnerie de schiste, à l’exception du 2e étage, également en pan de bois recouvert d’ardoise. Le sous-sol révèle deux niveaux : un bas voûté en berceau plein-cintre (en tuffeau appareillé) et un haut perçu comme un espace perdu, dont la faible hauteur (1,20 m à 1,50 m) pourrait correspondre au remblaiement de la rue lors de la reconstruction du logis à la fin du Moyen Âge.
Le bâtiment repose sur des substructures plus anciennes, peut-être datées du XIIe siècle, comme le suggère une porte en plein-cintre sur cour, interprétée comme un remploi de baie médiévale. Au XIXe siècle (2e moitié), d’importants travaux modifient l’escalier (reconstruit à l’identique), les lucarnes (rue et cour), et transforment une fenêtre du 1er étage en porte-fenêtre avec balcon. Une figure sculptée moderne orne le poteau cornier droit du rez-de-chaussée. Un logis indépendant en fond de cour, desservi par un couloir commun avec le 67 rue Beaurepaire, était encore visible sur le cadastre de 1970. Une restauration était en cours en 1989. La maison est classée Monument Historique depuis 1963 pour sa façade et sa toiture.
L’organisation spatiale de cette maison reflète les contraintes urbaines médiévales : parcelle étroite, optimisation de l’espace via un couloir latéral, et superposition des fonctions (habitation, stockage, circulation). Le mélange de matériaux (pan de bois, schiste, tuffeau) et les traces de remaniements successifs illustrent une adaptation continue aux besoins et aux normes architecturales, du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Le classement de 1963 souligne sa valeur patrimoniale, notamment pour ses éléments médiévaux préservés malgré les transformations ultérieures.