Mentions de l’Hôpital de la Croix 1377, 1631, 1639 (≈ 1639)
Fondation hospitalière citée dans les archives
entre 1576 et 1641
Construction du portail et portiques
Construction du portail et portiques entre 1576 et 1641 (≈ 1641)
Période d’union de deux maisons existantes
19 décembre 1946
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 19 décembre 1946 (≈ 1946)
Protection du portail sur rue
début du XXe siècle
Remplacement du cartouche
Remplacement du cartouche début du XXe siècle (≈ 2004)
Ajout de deux écussons retrouvés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé
Origine et histoire de la Maison, Rue Viollet-le-Duc
L’îlot entre les rues Viollet-le-Duc, Louis Blanc, Corneille et Droite était autrefois nommé Île de l’Hôpital de la Croix, une fondation hospitalière attestée dès 1377, puis en 1631 et 1639. Cette institution, unie à l’hôpital Saint-Paul à une date indéterminée, a donné son nom à un ensemble de maisons, dont le Logis du Tapis Royal. L’immeuble actuel intègre des parties de ce logis ainsi que deux maisons réunies entre 1576 et 1641, période à laquelle furent construits le portail, les portiques sur cour et l’escalier.
Le portail, orné de bossages clairs contrastant avec des pierres grises, présente des écoinçons sculptés de fruits et légumes. Un fronton rompu, initialement conçu pour un cartouche aujourd’hui disparu, a été remplacé au début du XXe siècle par deux écussons retrouvés dans le jardin. À l’intérieur, un passage couvert mène à une cour où un escalier à galerie, soutenu par un portique à trois arcs en plein cintre, domine l’espace. Les murs intègrent des pierres antiques découvertes sur place, dont un bas-relief représentant une galère, témoin de l’occupation gallo-romaine.
Classé Monument Historique en 1946 pour son portail, cet édifice illustre la superposition des époques : des vestiges antiques aux transformations des XVIe–XVIIe siècles. L’ensemble reflète l’histoire urbaine de Narbonne, marquée par des réutilisations architecturales et des strates mémorielles, de l’Antiquité à l’époque moderne.