Fondation de l'ordre de Saint-Antoine 1095 (≈ 1095)
Création en Dauphiné, mission de soins.
1254
Lettres d'Henri III d'Angleterre
Lettres d'Henri III d'Angleterre 1254 (≈ 1254)
Attestent l'importance du monastère de Pondaurat.
XIVe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison XIVe siècle (≈ 1450)
Bâtie comme hôpital pour les Antonins.
1577
Incendie par les Huguenots
Incendie par les Huguenots 1577 (≈ 1577)
Destruction partielle du monastère et du bourg.
1776
Suppression des Antonins
Suppression des Antonins 1776 (≈ 1776)
Monastère passe à l'ordre de Malte.
1790
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1790 (≈ 1790)
Conséquence de la Révolution française.
fin XVIIe - début XVIIIe siècle
Rénovation du monastère
Rénovation du monastère fin XVIIe - début XVIIIe siècle (≈ 1825)
Remanié après les dégâts subis.
12 juillet 1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 12 juillet 1990 (≈ 1990)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AA 21) : inscription par arrêté du 12 juillet 1990
Personnages clés
Henri III d'Angleterre - Roi d'Angleterre
Atteste l'importance du monastère en 1254.
Origine et histoire de la Maison à contreforts
La maison à contreforts de Pondaurat est une construction médiévale située dans le département de la Gironde, au cœur du village, en face de l'église Saint-Antoine. Ce bâtiment, érigé au XIVe siècle, servait initialement d'hôpital pour le monastère des Antonins, un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 et dédié aux soins des maladies de peau. Son emplacement sur une route de Compostelle souligne son importance historique et religieuse.
En 1254, deux lettres d'Henri III d'Angleterre attestent de l'importance du monastère-hôpital de Pondaurat. L'édifice a subi des dommages majeurs en 1577, lorsqu'il fut incendié par les Huguenots, puis remanié à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle. Après la suppression des Antonins en 1776, le monastère passa à l'ordre de Malte avant d'être vendu comme bien national en 1790. La commune racheta une partie des bâtiments pour en faire le presbytère et la chapelle, transformée en église du bourg.
Le logis à contreforts, situé à quelques mètres au nord-ouest de l'église, présente des vestiges d'échauguettes et des baies médiévales. Il a été inscrit au titre des monuments historiques le 12 juillet 1990 pour ses façades et sa toiture, témoignant de son architecture caractéristique du Moyen Âge. Son histoire est liée à celle des Antonins, dont la mission hospitalière et religieuse marqua profondément la région.
Aujourd'hui, la maison à contreforts reste un exemple remarquable de l'architecture civile médiévale en Gironde. Son inscription comme monument historique permet de préserver ce patrimoine, tout en rappelant le rôle des ordres religieux dans les soins et l'accueil des pèlerins au Moyen Âge.