Construction de la maison XVe siècle (≈ 1550)
Période de construction du monument médiéval.
15 octobre 1971
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 15 octobre 1971 (≈ 1971)
Protection partielle des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rues et les toitures correspondantes (cad. AB 195) : inscription par arrêté du 15 octobre 1971
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources
Les textes sources ne mentionnent aucun acteur historique lié.
Origine et histoire de la Maison à échauguette
La maison à échauguette d'Ébreuil est un monument médiéval du XVe siècle situé dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce type d'habitation se distingue par une échauguette, une structure défensive en saillie, souvent en bois ou en maçonnerie, permettant de surveiller les alentours. À Ébreuil, cet élément architectural est porté en encorbellement à l'angle des façades sud et est, reposant sur un cul-de-lampe orné de moulures. La maison, de plan rectangulaire, intègre également des vestiges d’une ancienne porte cochère à arc en anse de panier, aujourd’hui bouchée, ainsi que deux pilastres en lave andésite qui marquaient autrefois une des entrées de la ville.
La façade principale de la maison est jointe à un mur de clôture, et une gênoise (corniche typique) couronne à la fois l’échauguette et les façades de l’immeuble. Ces caractéristiques architecturales reflètent l’importance stratégique et symbolique des maisons à échauguette dans les villes médiévales, où elles servaient à la fois de logement et de point de contrôle visuel. L’édifice, partiellement inscrit au titre des monuments historiques depuis 1971, illustre le patrimoine défensif et urbain de la période.
L’échauguette, élément central de ce monument, était courante dans les constructions médiévales pour renforcer la sécurité des habitations et des rues adjacentes. À Ébreuil, sa présence témoigne de l’organisation urbaine de l’époque, où les entrées de ville étaient souvent signalées par des éléments architecturaux distinctifs, comme les pilastres encore visibles aujourd’hui. Ces structures servaient aussi à affirmer le prestige des propriétaires ou de la communauté locale, dans un contexte où l’architecture jouait un rôle social et défensif majeur.