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Maison, à l'angle de la rue et de la place à Nîmes dans le Gard

Maison, à l'angle de la rue et de la place

    8 Place aux Herbes
    30000 Nîmes
Propriété privée
Crédit photo : Finoskov - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1671
Première mention du propriétaire
1746
Démolition des tabliers
2e moitié XVIIIe siècle
Réfection façade et balcons
28 octobre 1963
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Deux balcons en fer forgé du premier étage, en façade sur la place (cad. L 163) : inscription par arrêté du 28 octobre 1963

Personnages clés

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Origine et histoire

La maison située à l'angle de la rue des Lombards et de la place aux Herbes à Nîmes est un édifice construit en un seul tenant, dont la première mention du propriétaire remonte à 1671. À cette époque, la façade était précédée d'une série de tabliers ou auvents de boutiques, installés sur le marché de la Fruiterie. Ces structures provisoires, typiques des espaces commerciaux urbains, furent démolies en 1746 pour se conformer aux ordonnances d'alignement et de voirie de la ville. Cette démolition marqua probablement le début des travaux de réfection de la façade et de la construction des balcons actuels, datables de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Les balcons en fer forgé du premier étage, inscrits aux Monuments Historiques en 1963, illustrent l'artisanat d'exception de l'époque. Le petit balcon de gauche se distingue par un panneau central rectangulaire flanqué de deux panneaux arrondis, ornés de volutes asymétriques assemblées en un motif commun. Le grand balcon de droite, plus complexe, présente trois panneaux : un central symétrique encadré par des pilastres à volutes, et deux latéraux aux courbes entrelacées. Les motifs décoratifs, tels que fleurons, cœurs, trèfles et cornes d'abondance, reflètent le répertoire ornemental rocaille alors en vogue, mêlant végétaux stylisés et géométries sophistiquées.

L'inscription des balcons en 1963 souligne leur valeur patrimoniale, tant pour leur qualité artistique que pour leur témoignage des transformations urbaines de Nîmes au siècle des Lumières. Leur conservation offre un aperçu des techniques de forge et des goûts esthétiques des élites locales, dans une ville alors marquée par son dynamisme commercial et son héritage romain. La précision des détails, comme les bourgeons à quatre feuilles ou les quadrillages losangés, atteste d'un savoir-faire artisanal aujourd'hui protégé.

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