Datation stylistique 1570-1580 (≈ 1575)
Façade sud caractéristique de cette décennie.
1619
Date gravée
Date gravée 1619 (≈ 1619)
Présente sur une poutre intérieure.
2e moitié XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 2e moitié XVIe siècle (≈ 1650)
Période estimée par son style Renaissance.
15 mars 1996
Inscription MH
Inscription MH 15 mars 1996 (≈ 1996)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. ZM 128) : inscription par arrêté du 15 mars 1996
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Les sources ne mentionnent aucun propriétaire ou occupant.
Origine et histoire
La maison à la Ville au Lau est une construction emblématique de Cruguel, dans le Morbihan, datée de la seconde moitié du XVIe siècle. Son architecture de style Renaissance, particulièrement visible sur la façade sud, évoque les années 1570-1580. Elle se situe à environ 1,9 km à l’ouest du centre-bourg de Cruguel, dans un hameau isolé. Son état de conservation et ses détails décoratifs suggèrent une fonction potentielle de maison de prêtre, bien que cette hypothèse ne soit pas confirmée par des sources écrites.
La maison se compose de deux niveaux, chacun abritant une pièce unique, avec un grenier non divisé en surcroît. Son organisation spatiale est atypique : la porte principale, plus ornée, donne accès à une pièce sans cheminée, tandis qu’une porte secondaire mène à la pièce avec foyer, inversant la disposition habituelle des maisons de l’époque. Une poutre porte la date de 1619, postérieure à la construction initiale, indiquant peut-être une rénovation ou un ajout.
Les façades et toitures de la maison ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 15 mars 1996. Ce classement souligne sa valeur patrimoniale, notamment pour son décor Renaissance et sa typologie proche des maisons de prêtres bretonnes. La maison communique avec les bâtiments voisins par des portes ajoutées ou d’origine, reflétant une intégration dans un alignement de constructions rurales.
Son état actuel pose des questions sur son usage initial : la disposition des pièces et des accès pourrait indiquer une transformation ultérieure, comme le remplacement d’une fenêtre par une porte. L’absence d’escalier suggère qu’un escalier en vis, peut-être situé dans l’angle nord-est (aujourd’hui arrondi), a pu exister. Ces éléments en font un témoignage rare de l’habitat rural aisé de la Renaissance en Bretagne intérieure.
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