Maison à lucarne de type compagnonnique à Châteauroux dans l'Indre

Maison à lucarne de type compagnonnique

  • 36000 Châteauroux
Crédit photo : Benjamin Smith - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1871
Construction de l'immeuble
1873
Ouverture de la rue
Fin du XIXe siècle
Interventions de Moreau
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. BN 856) : classement par arrêté du 2 août 1999

Personnages clés

Hippolyte Moreau Compagnon charpentier entrepreneur, auteur des lucarnes complexes.
Armand Viraud Entrepreneur de travaux publics et gendre de Moreau.

Origine et histoire

Trois maisons situées actuellement 12, 50–58 et 72, rue de la Gare, artère ouverte à partir de 1873, présentent des toits ornés de lucarnes complexes réalisées à la fin de la vie du compagnon passerelle charpentier Hippolyte Moreau, dit Berry-la-Conscience, entrepreneur de charpenterie à Châteauroux (1822-1900). Associé à son gendre Armand Viraud, entrepreneur de travaux publics, il intervint sur les grands chantiers de Châteauroux dans les dernières décennies du XIXe siècle. Les ouvrages qu’il posa sur les maisons familiales de la rue de la Gare témoignent des fantaisies et des difficultés de son métier et condensent, comme un testament, sa maîtrise du Trait, c’est‑à‑dire du tracé des volumes en pénétration appris au cours du Tour de France. L’immeuble du 72, rue de la Gare, daté de 1871, s’élève sur trois niveaux au‑dessus d’un sous‑sol et présente une façade à cinq travées distribuées symétriquement autour de la travée centrale. Le principal intérêt réside dans la charpente du comble, localisée au niveau de cette travée centrale et prenant appui sur le mur de façade. La lucarne complexe, que l’on peut assimiler à une triple capucine, a pour plan une tour carrée couverte d’un toit en pavillon, auquel se raccordent des combles isolés de formes variées. Sur cet ouvrage sont inscrites les lettres symboliques du Compagnonnage du Devoir, U.V.G.T. (Union, Vertu, Géométrie, Travail), ainsi que l’inscription Honneur aux Arts. Les couvertures du grand comble et des combles en pyramides et polygonaux sont en ardoises droites. Celles des petits combles coniques et du dôme de façade faisaient l’objet d’un décor recherché, aujourd’hui parfois altéré par la restauration : une frise d’ardoises droites taillées en écaille ou en pointe. L’ensemble des toits était achèvementé par des épis.

Liens externes