Construction de l'immeuble 1871 (≈ 1871)
Édification de l'immeuble au 72, rue de la Gare avec une lucarne complexe.
1873
Ouverture de la rue
Ouverture de la rue 1873 (≈ 1873)
La rue de la Gare est ouverte, permettant la construction des maisons à lucarnes.
Fin du XIXe siècle
Interventions de Moreau
Interventions de Moreau Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Hippolyte Moreau réalise des lucarnes complexes sur les maisons de la rue de la Gare.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. BN 856) : classement par arrêté du 2 août 1999
Personnages clés
Hippolyte Moreau
Compagnon charpentier entrepreneur, auteur des lucarnes complexes.
Armand Viraud
Entrepreneur de travaux publics et gendre de Moreau.
Origine et histoire
Trois maisons situées actuellement 12, 50–58 et 72, rue de la Gare, artère ouverte à partir de 1873, présentent des toits ornés de lucarnes complexes réalisées à la fin de la vie du compagnon passerelle charpentier Hippolyte Moreau, dit Berry-la-Conscience, entrepreneur de charpenterie à Châteauroux (1822-1900). Associé à son gendre Armand Viraud, entrepreneur de travaux publics, il intervint sur les grands chantiers de Châteauroux dans les dernières décennies du XIXe siècle. Les ouvrages qu’il posa sur les maisons familiales de la rue de la Gare témoignent des fantaisies et des difficultés de son métier et condensent, comme un testament, sa maîtrise du Trait, c’est‑à‑dire du tracé des volumes en pénétration appris au cours du Tour de France. L’immeuble du 72, rue de la Gare, daté de 1871, s’élève sur trois niveaux au‑dessus d’un sous‑sol et présente une façade à cinq travées distribuées symétriquement autour de la travée centrale. Le principal intérêt réside dans la charpente du comble, localisée au niveau de cette travée centrale et prenant appui sur le mur de façade. La lucarne complexe, que l’on peut assimiler à une triple capucine, a pour plan une tour carrée couverte d’un toit en pavillon, auquel se raccordent des combles isolés de formes variées. Sur cet ouvrage sont inscrites les lettres symboliques du Compagnonnage du Devoir, U.V.G.T. (Union, Vertu, Géométrie, Travail), ainsi que l’inscription Honneur aux Arts. Les couvertures du grand comble et des combles en pyramides et polygonaux sont en ardoises droites. Celles des petits combles coniques et du dôme de façade faisaient l’objet d’un décor recherché, aujourd’hui parfois altéré par la restauration : une frise d’ardoises droites taillées en écaille ou en pointe. L’ensemble des toits était achèvementé par des épis.