Construction de la maison 1871 (≈ 1871)
Édification par Hippolyte Moreau au 72 rue de la Gare.
1873
Ouverture de la rue
Ouverture de la rue 1873 (≈ 1873)
Création de la rue de la Gare à Châteauroux.
2 août 1999
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2 août 1999 (≈ 1999)
Protection des façades et toitures (arrêté).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. BN 856) : classement par arrêté du 2 août 1999
Personnages clés
Hippolyte Moreau (dit Berry-la-Conscience) - Compagnon Charpentier du Devoir
Auteur des lucarnes, entrepreneur à Châteauroux (1822–1900).
Armand Viraud - Entrepreneur de travaux publics
Gendre et associé de Moreau.
Origine et histoire
La maison à lucarne de type compagnonnique, située 72 rue de la Gare à Châteauroux, fut édifiée en 1871 par le Compagnon Charpentier Hippolyte Moreau, dit Berry-la-Conscience (1822–1900). Ce monument illustre son savoir-faire acquis lors de son Tour de France, avec une lucarne centrale en forme de triple capucine : une tour carrée coiffée d’un toit en pavillon, entourée de combles aux formes variées (pyramides, dômes, cônes). Les couvertures en ardoise, originellement ornées de motifs en écaille ou en pointe, portaient les devises compagnonniques U.V.G.T. (Union, Vertu, Géométrie, Travail) et Honneur aux Arts.
Associé à son gendre Armand Viraud, entrepreneur de travaux publics, Moreau avait participé aux grands chantiers castelroussins des décennies 1870–1890. La rue de la Gare, ouverte en 1873, abritait trois de ses réalisations (nos 12, 50–58 et 72), où ces lucarnes servaient d’enseignes à son entreprise. La lucarne du 72, classée Monument Historique en 1999, synthétise les fantaisies techniques du charpentier : volumes en pénétration, épis de toit, et une recherche décorative partiellement altérée par des restaurations ultérieures.
L’ouvrage incarne un testament artistique : Moreau y concentre sa maîtrise du Trait (tracé géométrique des charpentes), apprise durant son compagnonnage. Les façades et toitures, protégées depuis 1999, témoignent de l’influence des Compagnons du Devoir dans l’architecture locale, mêlant fonctionnalité (logements familiaux) et démonstration de virtuosité. La précision des assemblages et la diversité des formes (dôme, combles coniques) en font un exemple rare d’artisanat savant du XIXe siècle, lié aux mutations urbaines de Châteauroux.
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