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Maison à pans de bois, 10-16 Place de l'Eglise à Gaillon dans l'Eure

Patrimoine classé Maison classée MH Maisons à pans de bois

Maison à pans de bois, 10-16 Place de l'Eglise à Gaillon

    10-16 Place de l'Eglise
    27600 Gaillon
Propriété privée
Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
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Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
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Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
Maison à pans de bois, 10-16 Place de lEglise à Gaillon
Crédit photo : Gregofhuest - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction de la maison
1891
Présence d'un cordonnier
1911
Changement de nom de la rue
4 mai 1943
Classement monument historique
début 2024
Projet municipal de préservation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison en pans de bois : classement par arrêté du 4 mai 1943

Personnages clés

Albert Dietsch - Coiffeur Exerçait au no 10.
Georges Schneider - Cordonnier Présent en 1891.

Origine et histoire

La maison à pans de bois de Gaillon, située place de l'Église (anciennement rue Grande jusqu'en 1911), est un édifice emblématique du XVIe siècle. Sa façade rectiligne, marquée par un double encorbellement, se distingue par des têtes grotesques sculptées en consoles. Ce monument, classé depuis 1943, illustre l'architecture civile médiévale tardive et son adaptation aux usages commerciaux au fil des siècles.

À proximité du château de Gaillon, cette bâtisse a abrité divers commerces, comme en attestent les cartes postales anciennes. On y trouve trace d'un magasin de « Nouveautés », du « Café de la Paix », d'une hostellerie, ainsi que des enseignes de métiers variés, tels qu'un coiffeur (Albert Dietsch au no 10) et un cordonnier (Georges Schneider en 1891). En 1943, l'immeuble était divisé en quatre lots, numérotés de 10 à 16.

La maison a également joué un rôle central dans la vie économique locale, accueillant des fonds de commerce au rez-de-chaussée. En 2024, la municipalité a engagé une démarche pour réunir les titres de propriété du monument, dans le but de le préserver et de le valoriser. Ce projet s'inscrit dans une volonté de sauvegarde du patrimoine architectural normand, tout en soulignant l'importance historique de ce type de construction à colombages.

La protection de ce monument en 1943 par un classement au titre des monuments historiques a permis de conserver ses caractéristiques architecturales uniques. Les sculptures en consoles, typiques de l'art de la Renaissance, ainsi que la structure en pans de bois, en font un témoignage rare de l'habitat urbain de cette époque en Normandie. Les transformations successives de ses usages commerciaux reflètent aussi l'évolution socio-économique de Gaillon à travers les siècles.

Liens externes