Frise chronologique
Vers 1530-1535
Apparition de la Renaissance à Beaugency
Apparition de la Renaissance à Beaugency
Vers 1530-1535 (≈ 1533)
Contraste avec le style gothique persistant.
Fin XVe - Début XVIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Période gothique tardive sans influence Renaissance.
6 octobre 1925
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
6 octobre 1925 (≈ 1925)
Inscription de la façade à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade (cad. F4 772) : inscription par arrêté du 6 octobre 1925
Personnages clés
| Saint Christophe - Figure prophylactique médiévale |
Sculpté sur un poteau, symbole de protection. |
Origine et histoire
La maison à pans de bois située 28 Place du Martroi à Beaugency, construite à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, illustre une architecture civile encore profondément ancrée dans le style gothique. Ses caractéristiques incluent un étage en encorbellement soutenu par des poteaux sculptés, dont l'un représente Saint Christophe, figure prophylactique médiévale censée protéger les passants. La structure combine des sablières moulurées, un pan de bois à losanges, et un comble à surcroît, tandis que les hourdis originaux ont été remplacés par des tuileaux récents. À l'origine, la façade présentait un mur pignon asymétrique, aujourd'hui modifié.
L’absence totale d’influences Renaissance, pourtant présentes à Beaugency dès 1530-1535, souligne le conservatisme stylistique de cette construction. Le poteau central, en forme de fourche, supporte l’entrait de la ferme principale, tandis que les têtes des poteaux du rez-de-chaussée sont ornées de sculptures latérales. La maison, classée Monument Historique depuis 1925 pour sa façade, témoigne des croyances et des techniques de construction de la transition entre Moyen Âge et Renaissance dans le Val de Loire.
Le Saint Christophe sculpté sur le poteau gauche rappelle les pratiques médiévales de protection symbolique : sa représentation était réputée écarter la mort subite pour quiconque la contemplait. Ce détail, associé à l’absence de motifs Renaissance, en fait un spécimen architectural unique dans le contexte urbain de Beaugency, où les premières influences italianisantes commençaient à émerger dans les mêmes décennies.