Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Maison édifiée avec façades mixtes pierre/bois.
5 mars 1959
Inscription MH partielle
Inscription MH partielle
5 mars 1959 (≈ 1959)
Protection des façades et toiture correspondante.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue et le versant de toiture correspondant (cad. F 1066) : inscription par arrêté du 5 mars 1959
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La maison à pans de bois de Châteldon, datée du XVe siècle, présente une architecture hybride typique du Moyen Âge tardif. Sa façade nord, construite en pierre, contraste avec la façade sud entièrement en pans de bois. Ce dualisme matériologique reflète les techniques de construction locales et les ressources disponibles à cette période. Le rez-de-chaussée, partiellement ouvert, suggère une vocation commerciale ou artisanale, avec un palier couvert abrité par l’avancée du premier étage.
Le premier étage, en encorbellement, repose sur un système mixte de supports : un poteau vertical en bois et un pilier en pierre sur la façade ouest, tandis que le mur nord assure une stabilité latérale. Les deux portes du rez-de-chaussée, aux vantaux composés de petits panneaux rectangulaires, constituent un rare exemple conservé de menuiserie civile du XVe siècle. Leur disposition et leur style indiquent une entrée probablement dédiée à des activités marchandes, comme en témoignent les piédroits évoquant un ancien étal de boutique.
La structure en pans de bois de la façade principale se distingue par ses croix de Saint-André, disposées sur deux rangées superposées à chaque étage. Ces motifs, à la fois décoratifs et structurels, relient les poteaux aux sablières, renforçant l’ossature du bâtiment. Le second étage, en surplomb grâce à cinq consoles, illustre l’audace technique des charpentiers médiévaux. Bien que certains éléments, comme le poteau central, semblent être des ajouts postérieurs, l’ensemble conserve une cohérence stylistique remarquable.
Les fenêtres primitives, probablement à croisée de bois, et la consolidation récente d’un poteau doublé révèlent une histoire d’adaptations successives. L’inscription partielle de la maison aux Monuments Historiques en 1959 (façades sur rue et versant de toiture) souligne sa valeur patrimoniale, malgré des modifications mineures au fil des siècles. L’absence de fermeture primitive au nord du couvert suggère une évolution fonctionnelle, peut-être liée à des usages collectifs ou semi-publics.