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Maison à pans de bois à Avranches dans la Manche

Maison à pans de bois

  • 5 Place du Marché
  • 50300 Avranches
Maison à pans de bois
Maison à pans de bois
Crédit photo : MathildeEtGeorges - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
5 Place du Marche 50300 Avranches

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVe siècle (fin) - XVIe siècle (début)
Construction de la maison
1789 (environ)
Vente comme bien national
1881
Premier témoignage écrit
1883
Rachat par la mairie
7 décembre 1970
Inscription aux monuments historiques
1972
Rénovation par Jean Le Berre
2023
Transformation en café-concert
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures sur rues (cad. AR 194) : inscription par arrêté du 7 décembre 1970

Personnages clés

Hasculphe de Subligny - Seigneur de l’Avranchin Donateur des revenus marchands aux chanoines.
Virginie Chesnel - Occupante historique (1906-1963) A donné son nom à l’*immeuble Chesnel*.
Abbé Marcel Lelégard - Sauveteur du monument (années 1970) A empêché sa destruction définitive.
Jean Le Berre - Architecte rénovateur (1972) A restauré toiture et façade.
Bernard et Véronique Des Robert - Propriétaires-rénovateurs (années 1980-2000) Y installèrent une maison de l’Artisanat.
Cyril Carbonne et Louise Walspeck - Repreneurs en 2023 Transformèrent le lieu en café-concert.

Origine et histoire

La maison de la Sirène, aussi appelée auberge des Trois Marchands ou immeuble Chesnel, est la dernière maison à pans de bois du XVe siècle subsistant à Avranches, dans le département de la Manche en Normandie. Son emplacement, propriété des chanoines prémontrés de l’abbaye de La Lucerne, était un lieu clé du commerce médiéval organisé sur la place du Marché, attestée depuis le XIIe siècle. Les revenus des emplacements marchands étaient alors cédés aux religieux par Hasculphe de Subligny, seigneur local. À la Révolution, la maison fut vendue comme bien national, et ses fenêtres du rez-de-chaussée, de style Directoire, furent modifiées à cette époque.

Menacée de destruction dès 1883 après son rachat par la mairie d'Avranches, la maison échappa à plusieurs projets d’abattage pendant près d’un siècle pour des raisons administratives ou financières. Sauvée dans les années 1970 par l’abbé Marcel Lelégard, qui souligna son importance patrimoniale, elle fut rénovée partiellement par l’architecte Jean Le Berre en 1972, puis par Bernard et Véronique Des Robert dans les années 1980. Ces derniers y installèrent une maison de l’Artisanat jusqu’aux années 2000. En 2023, elle devint un café-concert sous l’impulsion de Cyril Carbonne et Louise Walspeck, retrouvant son nom historique de maison de la Sirène.

L’édifice, dont les façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques depuis 1970, illustre l’architecture civile médiévale normande. Sa lucarne, inspirée du modèle à l’artichaut du Mont-Saint-Michel, fut ajoutée lors des rénovations du XXe siècle. La maison est aujourd’hui un symbole de la préservation du patrimoine avranchais, lié à l’histoire religieuse et commerciale de la région. Son sauvetage s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des vestiges médiévaux en Normandie, comme à Dinard.

La localisation de la maison, à l’angle de la rue Boudrie et de la rue des Chapeliers, en fait un point central de la place du Marché, cœur historique d’Avranches. Son histoire reflète les transformations urbaines et les enjeux de conservation patrimoniale, entre destruction programmée et réhabilitation culturelle. Les partenariats avec les services des monuments historiques, l’UDAP et la DRAC témoignent de son importance pour le patrimoine régional.

Liens externes

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