Période de construction présumée Moyen Âge–Renaissance (≈ 1125)
Techniques des bois longs puis courts.
XVIIe–XIXe siècles
Recouvrement des façades
Recouvrement des façades XVIIe–XIXe siècles (≈ 1865)
Plâtrage ou crépi pour modernisation et protection.
1970
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1970 (≈ 1970)
Protection des façades et toitures par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AD 10) : inscription par arrêté du 16 février 1970
Personnages clés
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Origine et histoire de la Maison à pans de bois, Rue de l'Abreuvoir
La maison à pans de bois située rue de l'Abreuvoir à Bray-sur-Seine illustre une technique de construction répandue en Europe depuis le Néolithique. Ce type d'habitation, appelé aussi maison à colombages, repose sur une ossature en bois (poteaux, sablières, poutres) formant des carreaux remplis de hourdage (torchis, brique, pierre ou plâtre). Ces constructions, courantes du Haut Moyen Âge au XIXe siècle, nécessitaient un savoir-faire artisanal pointu, notamment pour les assemblages et la gestion des charges. Les maisons les plus anciennes utilisaient la technique des bois longs, abandonnée progressivement au profit des bois courts à partir du XIIIe siècle, plus adaptée aux contraintes urbaines.
À partir du XVIIe siècle, les façades des maisons à pans de bois furent souvent recouvertes de plâtre ou de crépi pour des raisons réglementaires (protection contre les incendies) et esthétiques (aspect moderne). Malgré cette tendance, de nombreux exemples subsistent, comme celui de Bray-sur-Seine, où la structure en bois reste visible. Ces maisons reflètent aussi une organisation sociale verticale : l'ouvroir (boutique ou atelier) au rez-de-chaussée, le logis du propriétaire à l'étage, et les chambres des ouvriers ou domestiques sous les combles. Leur préservation, comme en témoigne l'inscription de cette maison aux Monuments Historiques en 1970, répond à une volonté de valoriser un patrimoine architectural emblématique.
La maison de Bray-sur-Seine s'inscrit dans un contexte régional marqué par l'abondance du bois, matériau privilégié pour les habitations populaires, tandis que la pierre était réservée aux édifices prestigieux. En Île-de-France, comme dans d'autres régions, ces constructions ont souvent été modifiées au fil des siècles, avec des ajouts de maçonnerie ou des transformations des façades. Leur restauration contemporaine vise à conserver les techniques traditionnelles, comme le démontage numéroté des pans de bois pour une remise en état en atelier. Ce monument incarne ainsi à la fois l'héritage médiéval et les enjeux modernes de la patrimonialisation.