Maison à trois carrés, 6 Rue des Petites-Chaumes au Pêchereau
Maison à trois carrés, 6 Rue des Petites-Chaumes au Pêchereau au Pêchereau dans l'Indre
Patrimoine classéMaison classée MH
Maison à trois carrés, 6 Rue des Petites-Chaumes au Pêchereau
6 Rue des Petites-Chaumes
36200 Le Pêchereau
Propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1780
Installation maçonnique
Installation maçonnique 1780 (≈ 1780)
Le frère Jean Brunet rejoint la loge maçonnique La Parfaite Union d'Argenton.
1786
Construction de la maison
Construction de la maison 1786 (≈ 1786)
La Maison à trois carres est bâtie pour le frère Jean Brunet.
4e quart XVIIIe siècle
Architecture maçonnique
Architecture maçonnique 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Période de construction et d'influence maçonnique sur l'architecture de la maison.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. AN 376) : inscription par arrêté du 12 septembre 2002
Personnages clés
Frère Jean (Baptiste) Brunet
Officier de maréchaussée et membre de la loge maçonnique La Parfaite Union d'Argenton, propriétaire de la maison.
Origine et histoire de la Maison à trois carrés, Rue des Petites-Chaumes
La Maison dite La Maison à trois carres, située chemin des Petites Chaumes au Pêchereau, près d'Argenton‑sur‑Creuse (Indre), a été bâtie en 1786 par un entrepreneur d'Argenton pour le frère Jean (Baptiste) Brunet, officier de maréchaussée et membre de la loge maçonnique La Parfaite Union d'Argenton depuis son installation en 1780. Son nom indique qu'elle présente trois angles, autrement dit une forme triangulaire. Érigée sur un terrain lui aussi triangulaire et entourée de vignes plantées sur les coteaux dominant la vallée de la Creuse, elle constitue une maison de campagne où son propriétaire affirme son identité maçonnique. Au XVIIIe siècle, la franc‑maçonnerie a rarement servi d'inspiration directe à l'architecture. Loin des constructions spectaculaires ou imaginaires — comme le plan triangulaire en forme de truelle proposé pour une loge par un architecte anglois publié dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ou la pyramide des jardins du château de Maupertuis, construite vers 1780 par Brongniart pour le marquis de Montesquiou, qui avait envisagé d'y tenir des réunions maçonniques — cette demeure est exceptionnelle par sa forme. Rare exemple d'architecture parlante du XVIIIe siècle, elle traduit le symbole et l'idéologie maçonniques et témoigne de la diffusion de la philosophie des Lumières en Bas‑Berry.