Construction initiale 2e moitié du XIIe siècle (≈ 1250)
Bâtiment canonial en calcaire et pan de bois.
XIIIe siècle
Modifications des percements
Modifications des percements XIIIe siècle (≈ 1350)
Ouvertures refaites puis obturées.
XVIe siècle
Escalier en vis
Escalier en vis XVIe siècle (≈ 1650)
Remplacement de l’escalier médiéval.
2e moitié XVIIe siècle
Corps de logis arrière
Corps de logis arrière 2e moitié XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout en moellon et ardoise.
6 mars 1928
Classement MH
Classement MH 6 mars 1928 (≈ 1928)
Façades, toitures et cheminées protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et souches de cheminée du bâtiment sur rue : classement par arrêté du 6 mars 1928
Personnages clés
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Origine et histoire
La maison des chanoines de Laon, située au 3 rue Pourrier, date de la 2e moitié du XIIe siècle. Elle faisait partie du claustrum, une enceinte fermée réservée aux chanoines de la cathédrale, leur permettant de vivre en reclus au sud de l’édifice. Ce quartier canonial abritait jusqu’à 450 membres au XIIe–XIIIe siècle, l’une des congrégations les plus importantes du royaume. Le bâtiment, en calcaire et pan de bois, conserve des éléments médiévaux comme une cheminée et une tourelle d’escalier, bien que partiellement remanié (XIIIe, XVIIe et XIXe siècles).
Classée monument historique depuis le 6 mars 1928, la protection couvre la façade, les toitures et les souches de cheminée sur rue. L’escalier médiéval d’origine a été remplacé au XVIe siècle par un escalier en vis hors-œuvre. À l’arrière, un corps de logis du XVIIe siècle, en moellon et ardoise, complète l’ensemble. La maison illustre l’architecture domestique canoniale et les transformations successives d’un hôtel urbain lié à la vie religieuse.
Le site s’inscrit dans l’ancien enclos canonial de Laon, marqué par son rôle spirituel et social. Les chanoines, clés de l’administration ecclésiastique, y vivaient selon des règles strictes, entre prières et gestion des biens du chapitre. La maison, avec sa cheminée gothique et sa corniche du XIIe siècle, témoigne de leur mode de vie et de l’évolution des techniques constructives, des murs goutterots médiévaux aux percements modernes.