Construction de la maison 1785 (≈ 1785)
Date gravée sur une pierre de la cave.
28 décembre 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 28 décembre 1984 (≈ 1984)
Inscription partielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du bâtiment principal et des ailes en retour. L'escalier principal avec sa rampe en fer forgé. Le petit escalier avec sa rampe en bois. Le salon avec son parquet et sa cheminée au premier étage (cad. AL 498) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
Maréchal d'Orvilliers - Propriétaire ou commanditaire présumé
Armoiries présentes sur la cheminée.
Origine et histoire
La maison, située au 28 rue Michel-de-l'Hôpital à Moulins (Allier), est un exemple emblématique de l'architecture bourgeoise urbaine de la fin du XVIIIe siècle. Construite selon un plan en U autour d'un jardin intérieur, elle allie élégance et fonctionnalité. Son porche à double arcade donne accès aux communs, tandis que la façade principale, typique du style bourbonnais, combine encadrements en pierre appareillée et murs en brique apparente, agrémentés de cinq balcons.
L’intérieur révèle un escalier en bois de style Louis XIII dans l’aile ouest, menant à un salon orné d’un plafond à caissons, d’un parquet de type Versailles et d’une cheminée aux armes du maréchal d’Orvilliers, revêtue de faïence. Ces éléments témoignent du luxe et du raffinement de l’époque, réservés à une élite sociale. Une pierre gravée dans la cave atteste de sa construction en 1785.
Classée partiellement aux monuments historiques depuis le 28 décembre 1984, la protection couvre les façades, les toitures, les escaliers (rampe en fer forgé et rampe en bois) ainsi que le salon du premier étage avec son parquet et sa cheminée. Ce classement souligne son importance patrimoniale comme témoin de l’histoire architecturale et sociale de Moulins et du Bourbonnais.
La maison s’inscrit dans un contexte urbain marqué par le développement des résidences bourgeoises au XVIIIe siècle, reflétant la prospérité économique de Moulins, alors ville dynamique grâce à son rôle administratif et commercial. Ces demeures servaient à la fois de lieu de vie et de représentation pour une bourgeoisie montante, souvent liée aux activités judiciaires, militaires ou marchandes de la région.