Période de construction XVIIe–XIXe siècles (≈ 1865)
Édification et transformations successives du bâtiment.
10 septembre 1947
Protection officielle
Protection officielle 10 septembre 1947 (≈ 1947)
Inscription de l’escalier, trompe et portail.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Escalier, trompe et portail (cad. E 706) : inscription par arrêté du 10 septembre 1947
Personnages clés
Consuls de Narbonne - Propriétaires historiques
Fonction occupées par plusieurs propriétaires.
Receveurs des tailles du diocèse - Propriétaires historiques
Rôle fiscal lié à certains propriétaires.
Origine et histoire
Cette maison située à Narbonne, classée Monument Historique, occupe une partie de l’emplacement de l’ancien capitole gallo-romain. Des fragments de mosaïques gallo-romaines ont été mis au jour dans ses caves, attestant de son ancrage historique profond. Les propriétaires, souvent consuls de Narbonne ou receveurs des tailles du diocèse, sont documentés depuis le XVIIe siècle. L’immeuble, structuré autour de deux cours, présente une entrée principale sur la rue Louis-Blanc et une communication avec la rue du Puits via un passage couvert.
Le portail d’entrée, orné d’un arc surbaissé et d’une clef en console, mène à un vestibule de la fin du XIXe siècle donnant accès à un escalier remarquable. Cet escalier à deux volées, aux limons superposés supportés par des colonnes galbées, est décoré de chapiteaux à feuilles d’acanthe et d’arcs en plein cintre à clefs saillantes. Les transformations ultérieures ont préservé cet escalier, ainsi qu’une trompe d’angle et les vestiges d’une tourelle polygonale, aujourd’hui réduite à sa base. Les éléments protégés (escalier, trompe, portail) ont été inscrits par arrêté du 10 septembre 1947.
L’architecture intérieure révèle des traces des modifications successives, comme la porte de la cuisine ornée d’une tête sculptée réemployée vers 1880. Le passage vers la seconde cour, encadré par une porte en plein cintre moulurée, conduit à une maison annexe autrefois intégrée à l’ensemble. Bien que partiellement remanié, l’immeuble illustre l’évolution des demeures urbaines narbonnaises, mêlant héritage antique, structures médiévales et aménagements des XVIIIe et XIXe siècles.