2 Rue du Sergent Bories 12200 Villefranche-de-Rouergue
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle (2e quart)
Construction de la cage d'escalier
Construction de la cage d'escalier XVIe siècle (2e quart) (≈ 1650)
Datation probable de l'escalier en vis.
21 août 1928
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 août 1928 (≈ 1928)
Protection de la tourelle Renaissance par décret.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tourelle Renaissance : classement par décret du 21 août 1928
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaires ou commanditaires inconnus
Armoiries non attribuées dans les sources.
Origine et histoire
La maison de Villefranche-de-Rouergue, datée du XVIe siècle, se distingue par son architecture Renaissance typique du Rouergue. Elle se compose de deux corps de bâtiment encadrant une cour intérieure, au fond de laquelle s’élève une tour carrée abritant un escalier en vis. Ce dernier, accessible par une porte ornée de pilastres et d’un tympan circulaire, est éclairé par des croisées dont la dernière, surmontée d’un arc en accolade, porte des armoiries entre deux pinacles. La tour, couronnée de mâchicoulis et de créneaux, illustre les influences persistantes du XVe siècle, notamment dans les bases des piédroits et les motifs d’archivolte.
Les façades sur rue, reliées par un mur percé de l’entrée principale, mènent à la cour où la tour Renaissance domine l’ensemble. Sa porte, décorée de pilastres couverts d’arabesques et surmontée d’une fenêtre à croisillons, témoigne de la transition stylistique du XVIe siècle dans la région. Les quatre fenêtres de la cage d’escalier, dépourvues de sculpture sauf pour la dernière, reflètent une sobriété ornementale contrastant avec la richesse des éléments défensifs (mâchicoulis) et symboliques (armoiries). Classée Monument Historique en 1928 pour sa tourelle, cette maison incarne l’adaptation des formes médiévales aux canons de la Renaissance dans le sud-ouest français.
L’édifice, situé au 2 rue des Bories, combine fonctions résidentielles et défensives, comme en attestent les mâchicoulis protégeant l’accès à l’escalier. La cage d’escalier, datant probablement du deuxième quart du XVIe siècle, révèle une maîtrise technique et esthétique caractéristique de l’époque. Les armoiries sculptées, bien que non attribuées dans les sources, soulignent le statut social des propriétaires, tandis que la localisation en plein centre-ville (précision GPS jugée « passable ») suggère un rôle dans le tissu urbain de Villefranche, bastide médiévale en pleine mutation à la Renaissance.