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Maison à La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône

Maison

    2 Rue Adolphe Abeille
    13600 La Ciotat
Propriété privée
Crédit photo : LaPastille - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1640-1650
Construction estimée
19 janvier 1999
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancien vestibule, escalier et toiture (cad. AB 188) : inscription par arrêté du 19 janvier 1999

Origine et histoire

Cette maison, située dans l’agrandissement de La Ciotat au XVIIe siècle, est un rare témoignage architectural de cette période dans la ville. Bien que son histoire exacte reste inconnue, les deux éléments conservés – un vestibule décoré de médaillons en gypse et un escalier à cage ouverte orné de caissons et panneaux en gypserie – permettent de la dater précisément des années 1640-1650. Ces détails stylistiques, typiques du milieu du siècle, en font un exemple local de l’architecture civile provençale de l’époque baroque naissante.

Le reste de la maison, y compris les façades et les intérieurs, a subi des transformations ultérieures qui ont effacé toute trace visible de son état originel. Seul le vestibule, l’escalier et la toiture ont été protégés par une inscription aux Monuments Historiques en 1999, soulignant leur valeur patrimoniale. La localisation de l’édifice, entre la rue Adolphe-Abeille et le quai Ganteaume, reflète son intégration dans le tissu urbain élargi de La Ciotat au XVIIe siècle, une période marquée par le développement portuaire et commercial de la ville.

Aucun document ne mentionne les commanditaires ou les artisans ayant travaillé sur cette maison, et son usage initial (résidence bourgeoise, hôtel particulier, ou autre) n’est pas précisé. Les modifications ultérieures, non datées, ont altéré l’aspect d’origine, rendant difficile la reconstitution de son apparence primitive. Malgré cela, les éléments conservés offrent un aperçu des techniques décoratives en gypse, matériaux prisé dans la région pour son faible coût et sa facilité de mise en œuvre.

La protection de 1999 concerne spécifiquement l’ancien vestibule, l’escalier et la toiture (cadastre AB 188), mais ne s’étend pas aux parties remaniées. Cette inscription tardive illustre une prise de conscience patrimoniale relativement récente pour les édifices civils mineurs, souvent négligés au profit des monuments religieux ou militaires. Aujourd’hui, la maison ne semble pas ouverte au public, et son état actuel ou sa vocation contemporaine ne sont pas documentés.

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