Construction initiale début XVIe siècle (≈ 1604)
Maison édifiée pour un artisan-marchand.
1834
Cadastre ancien
Cadastre ancien 1834 (≈ 1834)
Configuration initiale attestée avant extension.
10 mars 1964
Inscription MH
Inscription MH 10 mars 1964 (≈ 1964)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 687) : inscription par arrêté du 10 mars 1964
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire
La maison de Tréguier est un monument historique dont la façade en pan de bois, encadrée par deux murs maçonnés, date des XVe et XVIIIe siècles. L’étage, soutenu par des poteaux sans encorbellement, repose sur des solives, tandis que le rez-de-chaussée, largement ouvert sur la rue, suggère un usage commercial ou artisanal. L’ossature de l’étage est renforcée par des croix de Saint-André et des pièces obliques en chevrons. Des traces de trous de chevilles indiquent la présence ancienne d’une pièce d’appui courant le long de la façade. À l’arrière, un escalier en vis dessert l’étage et le comble, et une extension postérieure a doublé la profondeur du bâtiment.
La maison, édifiée au début du XVIe siècle au bas de la rue La Chalotais (anciennement rue Saint-Guillaume), était à l’origine composée de deux pièces superposées : une boutique-atelier au rez-de-chaussée et une chambre à l’étage. Le cadastre de 1834 atteste de cette configuration initiale, avant qu’une extension ne vienne agrandir l’espace. Le toit, percé de deux lucarnes, couvre une structure où les corbeaux et la poutraison apparents soutiennent le premier étage, éclairé par une unique fenêtre. Cette architecture reflète le mode de vie des artisans-marchands de Tréguier, mêlant habitat, commerce et production.
Les façades et toitures de la maison, inscrites aux Monuments Historiques par arrêté du 10 mars 1964, illustrent l’évolution des techniques constructives entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Le bâtiment, situé au 2 rue de la Chalotais, conserve des éléments caractéristiques des maisons à colombages bretonnes, tout en témoignant des adaptations fonctionnelles liées aux activités économiques locales. Son état actuel résulte à la fois de sa vocation initiale et des modifications ultérieures, comme l’ajout de l’extension arrière.