Construction présumée Seconde moitié du XVIe siècle (≈ 1675)
Analyse stylistique des pans de bois.
1729
Millésime sur linteau
Millésime sur linteau 1729 (≈ 1729)
Modification ou rénovation côté jardin.
1835
Propriété de Firmin Cadiau
Propriété de Firmin Cadiau 1835 (≈ 1835)
Cadastre mentionnant un ensemble immobilier unique.
1877
Acquisition par Émile Le Taillandier
Acquisition par Émile Le Taillandier 1877 (≈ 1877)
Propriétaire des maisons n°20 et 22.
10 mars 1964
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 10 mars 1964 (≈ 1964)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 251) : inscription par arrêté du 10 mars 1964
Personnages clés
Firmin Cadiau - Propriétaire en 1835
Possédait les parcelles 250 et 251.
Émile Le Taillandier - Propriétaire en 1877
Avocat et futur maire de Lannion.
Jeanne Bougon - Propriétaire en 1964
Veuve d’Allain Le Mée lors de l’inscription.
Origine et histoire
La maison située au 20 rue Colvestre à Tréguier est un édifice à deux étages dont la façade sur rue présente partiellement des pans de bois. Son décor à balustres, légèrement en encorbellement, se distingue par cinq poteaux sculptés en colonnettes renflées sur deux niveaux, couronnées de chapiteaux corinthiens. Ces éléments stylistiques suggèrent une construction dans la seconde moitié du XVIe siècle. À l’arrière, la façade côté jardin est entièrement enduite, et un linteau de fenêtre porte l’inscription « IHS 1729 Mr », indiquant une modification ou une rénovation à cette date.
Le rez-de-chaussée abritait une boutique, et la porte actuelle semble dater du XVIIe siècle. La maison est historiquement liée à la « Maison dite du duc Jean V » (n°22), avec laquelle elle formait un ensemble immobilier unique au XIXe siècle. Les états de section du cadastre de 1835 révèlent que les deux maisons, leur jardin et leur demeure (parcelles 250 et 251) appartenaient alors à Firmin Cadiau, résident de Tréguier. En 1877, Émile Le Taillandier, avocat et futur maire de Lannion, en devient propriétaire, aux côtés de la maison voisine.
Les façades et toitures de la maison ont été inscrites aux Monuments historiques par arrêté du 10 mars 1964, alors qu’elle appartenait à Jeanne Bougon, veuve d’Allain Le Mée. En 1966, un enduit à faux appareil recouvrait encore le pan de bois, comme en témoignent les photographies des Monuments historiques. Aujourd’hui, les maisons des numéros 20 et 22 appartiennent à un seul propriétaire, perpétuant leur lien historique.
La maison illustre l’architecture civile bretonne des XVIe–XVIIIe siècles, mêlant structure médiévale en pans de bois et éléments Renaissance. Son inscription parmi les Monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, notamment pour ses boiseries intérieures partiellement conservées et son décor sculpté exceptionnel. La mention du monogramme « IHS » (symbole christique) sur le linteau de 1729 évoque une possible dimension religieuse ou une dévotion du propriétaire de l’époque.