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Maison à Tréguier en Côtes-d'Armor

Maison

    24 Rue Colvestre22220 Tréguier
Propriété privée
Maison
Maison
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
Seconde moitié du XVIe siècle
Construction présumée
1729
Millésime sur linteau
1835
Propriété de Firmin Cadiau
1877
Acquisition par Émile Le Taillandier
10 mars 1964
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. A 251) : inscription par arrêté du 10 mars 1964

Personnages clés

Firmin Cadiau - Propriétaire en 1835 Possédait les parcelles 250 et 251.
Émile Le Taillandier - Propriétaire en 1877 Avocat et futur maire de Lannion.
Jeanne Bougon - Propriétaire en 1964 Veuve d’Allain Le Mée lors de l’inscription.

Origine et histoire

La maison située au 20 rue Colvestre à Tréguier est un édifice à deux étages dont la façade sur rue présente partiellement des pans de bois. Son décor à balustres, légèrement en encorbellement, se distingue par cinq poteaux sculptés en colonnettes renflées sur deux niveaux, couronnées de chapiteaux corinthiens. Ces éléments stylistiques suggèrent une construction dans la seconde moitié du XVIe siècle. À l’arrière, la façade côté jardin est entièrement enduite, et un linteau de fenêtre porte l’inscription « IHS 1729 Mr », indiquant une modification ou une rénovation à cette date.

Le rez-de-chaussée abritait une boutique, et la porte actuelle semble dater du XVIIe siècle. La maison est historiquement liée à la « Maison dite du duc Jean V » (n°22), avec laquelle elle formait un ensemble immobilier unique au XIXe siècle. Les états de section du cadastre de 1835 révèlent que les deux maisons, leur jardin et leur demeure (parcelles 250 et 251) appartenaient alors à Firmin Cadiau, résident de Tréguier. En 1877, Émile Le Taillandier, avocat et futur maire de Lannion, en devient propriétaire, aux côtés de la maison voisine.

Les façades et toitures de la maison ont été inscrites aux Monuments historiques par arrêté du 10 mars 1964, alors qu’elle appartenait à Jeanne Bougon, veuve d’Allain Le Mée. En 1966, un enduit à faux appareil recouvrait encore le pan de bois, comme en témoignent les photographies des Monuments historiques. Aujourd’hui, les maisons des numéros 20 et 22 appartiennent à un seul propriétaire, perpétuant leur lien historique.

La maison illustre l’architecture civile bretonne des XVIe–XVIIIe siècles, mêlant structure médiévale en pans de bois et éléments Renaissance. Son inscription parmi les Monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, notamment pour ses boiseries intérieures partiellement conservées et son décor sculpté exceptionnel. La mention du monogramme « IHS » (symbole christique) sur le linteau de 1729 évoque une possible dimension religieuse ou une dévotion du propriétaire de l’époque.

Liens externes

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