Construction de la maison Fin XVIe - Début XVIIe siècle (≈ 1725)
Édifiée pour un négociant-armateur probable.
10 mars 1964
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 10 mars 1964 (≈ 1964)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 415) : inscription par arrêté du 10 mars 1964
Personnages clés
Information non disponible - Commanditaire présumé
Négociant-armateur non identifié dans les sources.
Origine et histoire
La maison de Tréguier est un édifice civil emblématique de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle, situé au bas de la rue Renan. Sa structure combine un rez-de-chaussée maçonné et deux étages en encorbellement, soutenus par des poutres reposant sur des murs en pierre. La façade en pan de bois, caractéristique de l'architecture bretonne, présente un assemblage simple à poteaux et potelets verticaux, renforcé par des croix de Saint-André au premier étage. Les poteaux sculptés en forme de palmettes et les fenêtres alternant avec des parois aveugles ajoutent à son originalité architecturale.
À l'origine, le rez-de-chaussée était probablement ouvert avec des piliers de pierre, avant d'être entièrement maçonné par la suite. Les étages étaient initialement éclairés différemment, comme en témoigne la maison voisine, mais des modifications ultérieures ont introduit deux travées de fenêtres séparées par des trumeaux. La maison, peut-être construite pour un négociant-armateur, reflète le dynamisme économique de Tréguier à cette époque, liée aux activités maritimes et commerciales.
L'édifice est protégé depuis 1964, avec une inscription couvrant ses façades et toitures. Son emplacement précis, au 56 rue Ernest-Renan, et son architecture en font un témoignage remarquable de l'habitat urbain breton de la Renaissance. Les éléments structurels, comme les montants échancrés reliant les avant-soliers, illustrent des techniques de construction adaptées aux contraintes locales et aux besoins des occupants, probablement aisés.
La localisation de la maison, dans une ville historique comme Tréguier, renforce son intérêt patrimonial. La rue Renan, artère majeure, concentre plusieurs bâtiments anciens, soulignant l'importance de ce quartier dans le développement urbain médiéval et moderne. L'absence de précision sur le commanditaire ou les artisans limite les détails biographiques, mais l'édifice reste un exemple représentatif de l'architecture civile de la région.
Les sources disponibles, notamment Monumentum, confirment son statut de Monument Historique et fournissent des détails techniques sur sa construction. La maison incarne ainsi à la fois une fonction résidentielle et un symbole du patrimoine architectural breton, marqué par l'influences des échanges maritimes et du commerce local.