Vestiges médiévaux fin XVe siècle (≈ 1595)
Fenêtres flamboyantes, hostellerie du Dauphin présumée
1650-1670
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure 1650-1670 (≈ 1660)
Hôtel particulier avec escalier et cours
début XIXe siècle
Modifications et division
Modifications et division début XIXe siècle (≈ 1904)
Bâtiments dans l'ancien jardin, morcellement
12 décembre 1963
Protection de l'escalier
Protection de l'escalier 12 décembre 1963 (≈ 1963)
Inscription comme Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Escalier (cad. 0 65, 65p) : inscription par arrêté du 12 décembre 1963
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
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Origine et histoire
La maison située à l'angle des rues des Balances et des Trois-Mulets à Béziers conserve des éléments flamboyants de la fin du XVe siècle, probablement des vestiges de l'ancienne hostellerie du Dauphin. Ces parties anciennes, bien que partiellement conservées, suggèrent une origine médiévale liée à l'accueil des voyageurs ou à une activité hôtelière d'importance locale. Le bâtiment actuel résulte cependant d'une reconstruction majeure entre 1650 et 1670, transformant l'édifice en un hôtel particulier caractéristique du XVIIe siècle, avec des cours ornées et un grand escalier monumental.
Au début du XIXe siècle, l'hôtel subit des modifications structurelles : des bâtiments sont érigés dans l'ancien jardin, et le domaine est divisé en deux entités distinctes vers 1822. La partie la plus ancienne devient l'hôtel de Mac-Mahon, tandis que l'autre section est renommée hôtel de Castellane. Seul l'escalier, inscrit comme Monument Historique par arrêté du 12 décembre 1963, bénéficie aujourd'hui d'une protection patrimoniale. Les transformations successives reflètent les adaptations du bâti aux besoins résidentiels et sociaux des époques postérieures.
La localisation actuelle, au 23 rue des Balances, correspond à un secteur historique de Béziers, bien que la précision cartographique soit jugée a priori satisfaisante (note 6/10). Le monument illustre ainsi les strates architecturales de la ville, depuis le Moyen Âge tardif jusqu'aux réaménagements modernes, tout en soulignant le rôle des hôtels particuliers dans l'urbanisme des villes méridionales sous l'Ancien Régime.