Vente à François Bosquet 1650 (≈ 1650)
Acquisition par l'évêque de Lodève.
1767
Propriété des Jourdan
Propriété des Jourdan 1767 (≈ 1767)
Maison achetée par un marchand drapier.
1800s
Morcellement de l'immeuble
Morcellement de l'immeuble 1800s (≈ 1800)
Vente partielle des dépendances et façade.
Seconde moitié du XVIIIe siècle
Construction probable
Construction probable Seconde moitié du XVIIIe siècle (≈ 1875)
Pour Étienne Jourdan ou son fils.
3 février 1964
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 3 février 1964 (≈ 1964)
Protection du portail et balcon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail et balcon qui le surmonte (cad. G 634) : inscription par arrêté du 3 février 1964
Personnages clés
François Bosquet - Évêque de Lodève
Propriétaire en 1650.
Étienne Jourdan - Marchand drapier
Propriétaire à partir de 1767.
Fils d'Étienne Jourdan - Marchand fabricant
Propriétaire potentiel au XVIIIe.
Origine et histoire
La maison située à Lodève, datée du XVIIIe siècle, est un exemple typique de l’architecture urbaine de cette période. Elle se trouve dans un quartier proche de la cathédrale, historiquement occupé par des prêtres et des chanoines aux XVIe et XVIIe siècles. En 1650, elle fut acquise par François Bosquet, alors évêque de Lodève, avant de devenir la propriété d’une famille de riches marchands drapiers en 1767.
La construction de cette maison est probablement intervenue dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, pour Étienne Jourdan, marchand drapier, ou pour son fils, également impliqué dans le commerce des draps. L’édifice, de deux étages sur rez-de-chaussée, se distingue par ses fenêtres cintrées et une corniche ornée d’un boudin et d’un cavet. L’entrée, placée à gauche de la façade, est marquée par un avant-corps avec pilastres et un fronton circulaire.
Le portail et le balcon, inscrits aux Monuments Historiques en 1964, sont les éléments les plus remarquables. Le balcon, cintré et soutenu par des balustres, présente des ferronneries ouvragées, incluant des volutes en C et en S, ainsi qu’un monogramme central. Les vantaux de la porte, anciens, sont ornés de bossages rustiques, reflétant le statut social de ses propriétaires marchands. Au XIXe siècle, l’immeuble fut morcelé, perdant une partie de son unité originelle.
L’imposte de la baie et le balcon illustrent l’artisanat local de l’époque, avec des motifs en soufflet et des coquilles, typiques du style rocaille. Ces détails, combinés à l’encadrement massif de la porte, soulignent l’importance économique des marchands drapiers dans Lodève, ville alors prospère grâce à l’industrie textile. La maison témoigne ainsi de l’évolution sociale et architecturale de la ville entre le XVIIe et le XIXe siècle.