Construction de la maison 1657-1659 (≈ 1658)
Édifiée sur terrains afféagés par la Ville.
1681
Propriété du sieur du Mans
Propriété du sieur du Mans 1681 (≈ 1681)
Marchand de soies et tapis.
1737
Acquisition par les Jamois
Acquisition par les Jamois 1737 (≈ 1737)
Passage à la famille Jamois de la Musse.
18 octobre 1962
Classement monument historique
Classement monument historique 18 octobre 1962 (≈ 1962)
Façades, toitures et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, y compris les souches de cheminées ; escalier intérieur (cad. A 876p) : inscription par arrêté du 18 octobre 1962
Personnages clés
Sieur du Mans - Propriétaire en 1681
Marchand de soies et tapis.
Famille Jamois de la Musse - Propriétaire en 1737
Nouveaux acquéreurs de la maison.
Paul Banéat - Historien local (1911)
A décrit l’architecture détaillée.
Origine et histoire
La maison située au 22 place des Lices à Rennes, en Ille-et-Vilaine, est un édifice emblématique du patrimoine architectural breton. Construite entre 1657 et 1659, elle fait partie des hôtels particuliers érigés sur des terrains cédés par la Communauté de Ville en 1657, dans le cadre d’un projet urbain visant à embellir l’ouest de la place des Lices. Ces terrains, afféagés à des parlementaires et notables locaux, ont permis la création d’un ensemble homogène de résidences bourgeoises, dont cette maison est un exemple représentatif.
En 1681, la propriété appartient au sieur du Mans, un marchand spécialisé dans les soies et les tapis, reflétant le dynamisme commercial de Rennes à cette époque. Un siècle plus tard, en 1737, elle passe entre les mains de la famille Jamois de la Musse. Ces changements de propriétaires témoignent de son statut de bien convoité au sein de l’élite rennaise. L’édifice, marqué par des éléments architecturaux soignés comme des gerbières à frontons triangulaires et une niche en plein cintre au-dessus de la porte, a été inscrit aux monuments historiques le 18 octobre 1962.
L’architecture de la maison se distingue par ses deux façades contrastées. Côté place des Lices, elle présente deux étages à trois ouvertures, avec des fenêtres largement encadrées de moulures toriques et des appuis ornés. La façade arrière, donnant sur la rue Saint-Louis, compte trois étages et conserve des menuiseries anciennes au rez-de-chaussée, dont une croisée de bois remarquable. Ces détails, décrits par Paul Banéat en 1911, soulignent la dualité fonctionnelle et esthétique de l’édifice, typique des hôtels urbains de l’époque.
La protection de 1962 couvre les façades, les toitures, les souches de cheminées et l’escalier intérieur, préservant ainsi les éléments les plus significatifs de son héritage. Aujourd’hui, la maison reste un témoignage tangible de l’urbanisme rennais du XVIIe siècle et de l’évolution sociale de ses occupants, des marchands aux familles parlementaires. Son emplacement central, dans le cœur historique de Rennes, en fait un point d’intérêt pour l’étude de l’architecture civile bretonne.