Propriété dominicaine 1627 (≈ 1627)
Appartient aux Dominicains cette année.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Maison édifiée en pan de bois.
1794-1795
Mandat de Jean Leperdit
Mandat de Jean Leperdit 1794-1795 (≈ 1795)
Maire de Rennes sous la Terreur.
3 août 1823
Décès de Jean Leperdit
Décès de Jean Leperdit 3 août 1823 (≈ 1823)
Mort dans la maison.
9 octobre 1962
Classement monument historique
Classement monument historique 9 octobre 1962 (≈ 1962)
Façade et toiture protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur la place et toiture correspondante, y compris les souches de cheminées (cad. A 799) : inscription par arrêté du 9 octobre 1962
Personnages clés
Jean Leperdit - Tailleur et maire de Rennes
Occupa la maison comme boutique.
Origine et histoire
La maison située au 19 place Sainte-Anne à Rennes, dite parfois maison du Mouton Blanc, est un édifice emblématique des XVIe et XVIIe siècles. Construite en pan de bois hourdi de torchis, elle se distingue par sa façade ornée de sculptures végétales et de têtes de chimères. Son architecture typique inclut un étage carré surmonté d’un comble rennais, caractéristique des maisons anciennes de la ville. La disposition des poutres, en feuilles de fougères, et les consoles sculptées de couronnes de feuillage ou de figures fantastiques témoignent d’un savoir-faire artisanal d’époque.
Au XVIIe siècle, la maison appartenait aux Dominicains (attesté en 1627). Pendant la Révolution, son rez-de-chaussée abritait l’atelier et le magasin de Jean Leperdit, tailleur et maire de Rennes de février 1794 à octobre 1795. Ce dernier y vécut jusqu’à sa mort le 3 août 1823. Une plaque commémorative, posée en 1891, rappelle son passage. La façade et la toiture, incluant les souches de cheminées, ont été inscrites aux monuments historiques le 9 octobre 1962. Aujourd’hui, le rez-de-chaussée accueille le bar Ty Anna Tavarn.
La place Sainte-Anne concentre plusieurs maisons à pans de bois des XVIe et XVIIe siècles, reflétant l’urbanisme médiéval et renaissant de Rennes. Ces bâtiments, souvent élevés sur deux étages avec comble, illustraient la prospérité artisanale et commerciale de la ville. Leur préservation offre un témoignage tangible de la vie quotidienne sous l’Ancien Régime, entre activités marchandes au rez-de-chaussée et habitats aux étages. Les sculptures ornementales, comme le dragon visible sous une console, ajoutent une dimension symbolique à ces constructions utilitaires.