Construction initiale XVe siècle (limite XVIe siècle) (≈ 1550)
Ensemble gothique, tourelle et galerie sur cour
XIXe siècle
Modifications mineures
Modifications mineures XIXe siècle (≈ 1865)
Reprise ouvertures et toiture
25 novembre 1946
Protection monument historique
Protection monument historique 25 novembre 1946 (≈ 1946)
Inscription façade et toiture
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue (cad. DN 337) : inscription par arrêté du 25 novembre 1946
Personnages clés
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Sources insuffisantes pour identifier
Origine et histoire
La maison située au 36 rue Saint-Lubin à Blois est un exemple remarquable d’architecture civile du XVe siècle, à la charnière du XVIe siècle. Son rez-de-chaussée, construit en maçonnerie, contraste avec les étages en pans de bois ornés de grandes croix de Saint-André. Les fenêtres principales, encadrées de colonnettes sculptées aux chapiteaux fleuronnés, et les frises en bois séparant chaque niveau témoignent d’un savoir-faire artisanal raffiné. À l’intérieur, un escalier à vis en bois, doté d’une rampe moulurée, complète cet ensemble gothique, tandis qu’une tourelle et une galerie sur cour achèvent la composition d’origine.
Les modifications ultérieures, notamment au XIXe siècle, ont concerné les ouvertures et la toiture, sans altérer significativement le caractère médiéval du bâtiment. La façade et la toiture sur rue ont été protégées par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 25 novembre 1946, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Le bâtiment incarne le mélange des techniques constructives de la fin du Moyen Âge et des premières influences Renaissance, tout en illustrant l’évolution urbaine de Blois, ville marquée par son passé royal et ses maisons à colombages.
La localisation de la maison, dans le centre historique de Blois, correspond à une zone où l’urbanisme médiéval s’est densifié autour d’axes commerciaux et artisanaux. Les pans de bois, typiques des constructions civiles de l’époque, reflètent à la fois une économie locale basée sur le bois et un souci esthétique, tandis que l’escalier à vis rappelle les innovations architecturales destinées à optimiser l’espace dans les habitations urbaines. L’absence de mention d’un commanditaire ou d’un propriétaire historique dans les sources disponibles limite la connaissance de son usage précis, bien que son style suggère une résidence aisée ou une fonction représentative.