Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Maison en Meurthe-et-Moselle

Maison

  • 25 Rue de Malzéville
  • 54000 Nancy
Maison
Maison
Maison
Maison
Maison
Maison
Crédit photo : Doique - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
25 Rue de Malzéville 54000 Nancy

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1900
Achat des parcelles
30 octobre 1900
Premier projet architectural
1901-1903
Construction de la maison
années 1980
Destruction partielle du parc
23 février 2004
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La cage d'escalier avec sa rampe en grès flammé, oeuvre de Gentil-Bourdet ; la cheminée, avec sa verrière de Jacques Gruber (cad. AK 691) : classement par arrêté du 23 février 2004 - La maison en totalité, avec le mur de clôture et sa grille (cad. AK 691) : inscription par arrêté du 23 février 2004

Personnages clés

Victor Luc - Commanditaire et industriel Tanneur, propriétaire de la maison.
Jacques-René Hermant - Architecte Concepteur du bâtiment (1901-1903).
Louis Majorelle - Ébéniste et ferronnier Auteur des ferronneries et mobilier.
Gentil et Bourdet - Céramistes Créateurs de la frise et rampe.
Jacques Gruber - Peintre-verrier Auteur de la verrière *Paysage des Vosges*.

Origine et histoire

La maison située au 25 rue de Malzéville à Nancy fut édifiée entre 1901 et 1903 pour Victor Luc, industriel tanneur, sur des plans de l’architecte parisien Jacques Hermant. Ce projet s’inscrivait dans une commande double initiale : les frères Victor et Paul Luc avaient acquis en 1900 deux parcelles adjacentes pour y construire chacun leur demeure, mais seule celle de Victor subsiste aujourd’hui. Le bâtiment illustre l’alliance entre l’Art Nouveau et l’industrie locale, avec des contributions majeures d’artisans d’exception.

Louis Majorelle, figure emblématique de l’École de Nancy, réalisa les ferronneries et le mobilier, tandis que les céramistes Gentil et Bourdet, établis à Boulogne-Billancourt, ornèrent la corniche et la rampe d’escalier en grès flammé. Le peintre-verrier Jacques Gruber, autre membre clé du mouvement nancéien, créa une verrière représentant un Paysage des Vosges, toujours visible. Ces collaborations reflètent l’essor des arts décoratifs en Lorraine au tournant du siècle, mêlant savoir-faire locaux et influences parisiennes.

Classée Monument Historique en 2004, la maison a subi des altérations majeures dans les années 1980 : le parc fut réduit aux trois quarts et les communs détruits pour permettre une construction sur la rue Michelet. Malgré ces pertes, l’édifice conserve des éléments protégés, comme la cage d’escalier et sa rampe en grès, ainsi que la cheminée ornée de la verrière de Gruber. Ces vestiges témoignent de l’opulence bourgeoise et du mécénat industriel qui marquèrent Nancy à l’époque.

Le premier projet connu, daté du 30 octobre 1900, révèle une planification méticuleuse, caractéristique des réalisations de Hermant. L’architecte, formé à Paris, y appliqua un style éclectique, intégrant des motifs naturalistes chers à l’Art Nouveau. La maison incarne ainsi une période faste pour Nancy, alors capitale des arts décoratifs, où industriels et artistes collaboraient étroitement pour façonner un patrimoine unique.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours