Date originelle gravée 1557 ou 1558 (≈ 1558)
Cave porte cette date (altérée)
1613
Surélévation et logette
Surélévation et logette 1613 (≈ 1613)
Corps sud modifié, oriel ajouté
16 octobre 1930
Classement MH
Classement MH 16 octobre 1930 (≈ 1930)
Inscription de l'oriel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oriel : inscription par arrêté du 16 octobre 1930
Personnages clés
K. Weysser - Historien local
A relevé la date en 1873
Origine et histoire
La maison au 46 Grand-Rue à Bouxwiller, dans le Bas-Rhin, est un édifice emblématique des XVIe et XVIIe siècles. Elle se distingue par sa logette d'angle en grès, richement sculptée de motifs végétaux, animaux (lion, aigle, coq) et symboliques (masques feuillus, tête d'ange). Ce monument illustre l'architecture civile alsacienne de la Renaissance, avec ses chaînes d'angle en grès piqueté et ses éléments en pan de bois.
L'édifice combine deux corps de bâtiments aux niveaux légèrement décalés. Le corps sud, surélevé en 1613, abrite la logette datée de cette année, tandis que le corps nord conserve des traces de la structure originale, dont une fenêtre moulurée du XVIe siècle. La cave, partiellement enterrée, porte une date gravée (1558 ou 1557, altérée par une restauration maladroite), attestant de l'ancienneté du gros-œuvre. Des remaniements ultérieurs, comme l'adjonction d'un étage en pan de bois, témoignent de son évolution architecturale.
Classée monument historique depuis 1930 pour son oriel, cette maison reflète les techniques constructives locales et les influences artistiques de l'époque. Son emplacement à l'angle de la Grand-Rue et de la rue des Seigneurs souligne son importance dans le tissu urbain médiéval de Bouxwiller. Les matériaux (grès, maçonnerie crépie) et les décors sculptés révèlent un savoir-faire artisanal typique de l'Alsace pré-moderne.
Les sources mentionnent des remplois architecturaux, comme un linteau à écus superposés, et des modifications ultérieures (rez-de-chaussée moderne). Ces détails, couplés à la précision des sculptures, suggèrent un commanditaire aisé, bien que non identifié dans les documents disponibles. La maison incarne ainsi la transition entre les styles gothique tardif et Renaissance en Alsace.