Frise chronologique
1364
Vente des boutiques par le chapitre
Vente des boutiques par le chapitre
1364 (≈ 1364)
Le chapitre Saint-Salvy vend des boutiques.
XVIIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
XVIIe siècle (≈ 1750)
Période de construction initiale du bâtiment.
1868-1880
Restructuration urbaine d'Albi
Restructuration urbaine d'Albi
1868-1880 (≈ 1874)
Dégagement de la vue sur la maison.
9 juin 1971
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
9 juin 1971 (≈ 1971)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rues (cad. H2 1270) : inscription par arrêté du 9 juin 1971
Personnages clés
| Famille Reynes - Propriétaire et marchand de pastel |
Première famille propriétaire de la maison. |
| Jean-François Mariès - Ingénieur urbaniste |
Auteur des plans de restructuration. |
Origine et histoire
La maison située au 1 rue Sainte-Cécile, à l'angle de la rue Mariès à Albi, est un monument historique daté du XVIIe siècle. Elle fut la première demeure de la famille Reynes, quatrième fortune d'Albi, enrichie grâce au commerce du pastel. Ce bâtiment, à l'origine intégré à un ensemble de maisons attenant au chapitre Saint-Salvy, fut partiellement reconstruit après la vente de boutiques par le chapitre en 1364, qui conservait l'accès aux étages supérieurs pour ses besoins religieux.
La maison présente deux façades distinctes : celle sur la rue Sainte-Cécile, en brique et pierre, compte cinq niveaux avec des fenêtres à encadrements et meneaux de pierre pour les trois premiers étages. La façade arrière, visible depuis le parvis Saint-Salvy, est à colombage avec un encorbellement marqué entre le premier et le deuxième étage. L'étage supérieur comporte une galerie ajourée avec poteaux et jambages cintrés.
L'immeuble fut inscrit au titre des monuments historiques le 9 juin 1971 pour ses façades et toitures. Son style néo-classique et sa localisation à proximité de la cathédrale Sainte-Cécile en font un témoin architectural des transformations urbaines d'Albi, notamment après les restructurations du XIXe siècle inspirées par les plans de l'ingénieur Jean-François Mariès (1758-1851). Ces travaux, entre 1868 et 1880, dégagèrent la vue sur la maison depuis la place Sainte-Cécile, anciennement appelée place de la Pile.
Le rez-de-chaussée, dédié au commerce, reflète l'activité économique historique de la ville, tandis que les étages supérieurs rappellent les liens étroits entre le pouvoir religieux (le chapitre Saint-Salvy) et les élites marchandes comme les Reynes. La maison illustre ainsi la dualité entre espace public commercial et espace privé résidentiel ou religieux dans l'Albi d'Ancien Régime.