Construction du portail XIIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1350)
Portail médiéval impasse des Cordeliers
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Maison d’origine avant transformations
1702 (vers)
Ajout de l’escalier royal
Ajout de l’escalier royal 1702 (vers) (≈ 1702)
Escalier avec rampe fleurdelisée
Début XVIIe siècle
Transformation en hôtellerie
Transformation en hôtellerie Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Changement d’usage du bâtiment
Seconde moitié du XVIIe siècle
Remanagement complet
Remanagement complet Seconde moitié du XVIIe siècle (≈ 1775)
Agrandissement et nouveau rôle
22 juillet 1927
Protection de la rampe
Protection de la rampe 22 juillet 1927 (≈ 1927)
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Rampe de l'escalier sur cour : inscription par arrêté du 22 juillet 1927
Origine et histoire
La maison située à Laon, dans l’Aisne, est un édifice en calcaire dont la structure actuelle date principalement du XVIIIe siècle. À l’origine, elle semble avoir été construite au XVIe siècle, puis transformée en hôtellerie au début du XVIIe siècle. Un remaniement complet et un agrandissement interviennent dans la seconde moitié du XVIIe siècle, notamment lorsqu’elle devient un grenier à sel. Un escalier extérieur de distribution, daté vers 1702, est ajouté à cette époque, avec une rampe en ferronnerie marquée de la fleur de lys royale, symbole de son lien avec l’autorité monarchique.
Le portail d’entrée, situé impasse des Cordeliers, remonte à la première moitié du XIIIe siècle, témoignant d’une occupation plus ancienne du site. La maison se compose d’un corps principal en moellons de calcaire enduit, avec un pignon sur rue, et d’une aile d’habitation au nord de la cour, en pierre de taille. Les dépendances (remises, écuries) ferment la cour, reflétant une organisation typique des bâtiments à usage mixte (habitation, stockage, activités économiques). La rampe de l’escalier, classée Monument Historique par arrêté du 22 juillet 1927, est le seul élément protégé de l’édifice.
L’histoire de ce bâtiment illustre les mutations fonctionnelles des constructions urbaines : d’abord maison privée, puis hôtellerie, elle devient un grenier à sel, lieu de stockage et de redistribution du sel, produit stratégique sous l’Ancien Régime. Son architecture mêle ainsi des traces médiévales, des aménagements des XVIe–XVIIe siècles et des ajouts du XVIIIe siècle, reflétant les besoins changeants de ses occupants et des institutions locales.
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