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Maison à Pamiers dans l'Ariège

Ariège

Maison

    26 Rue Gabriel Péri
    09100 Pamiers
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1759
Ferronneries datées
1808
Délégation napoléonienne
1814
Délégation royaliste
1828-1830
Mandat de maire
14 mai 1973
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures sur rue et sur cour ; escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé (cad. D 4691) : inscription par arrêté du 14 mai 1973

Personnages clés

Bernard Pierre Vasilières - Avocat et maire de Pamiers Propriétaire au XIXe siècle, homme politique.

Origine et histoire

La maison située à Pamiers, dans l’Ariège, est une demeure bourgeoise du XVIIIe siècle, inscrite aux Monuments historiques depuis 1973. Elle se distingue par son plan en U, sa façade ordonnancée sur la rue Gabriel-Péri, et ses élévations en brique, un matériau rare dans la région à l’époque. La porte d’entrée, centrée et ornée d’un arc plein-cintre, arbore un monogramme « LDC » en fer forgé, tandis que les fenêtres des étages supérieurs conservent leurs menuiseries et garde-corps d’origine. Les dépendances, ouvrant sur la rue Lakanal, présentent des arcades rythmant la façade, soulignant la qualité architecturale de l’ensemble.

Les fers forgés de la maison, datés précisément de 1759, constituent son élément le plus remarquable. Ils ornent les impostes, les heurtoirs, et les rampes d’escalier, témoignant d’un savoir-faire artisanal d’exception. Le monogramme « LDC » suggère un propriétaire antérieur à Bernard Pierre Vasilières, avocat et fonctionnaire des finances, qui acquiert la propriété au début du XIXe siècle. Vasilières, originaire du Rouergue, joue un rôle politique local marqué : il participe à des délégations saluant Napoléon en 1808 puis Louis XVIII en 1814, avant de devenir maire de Pamiers de 1828 à 1830.

Le cadastre napoléonien de 1828 révèle que la maison, son jardin et sa cour appartenaient alors à Vasilières. Bien que la façade principale donne sur la rue — atypique pour un hôtel particulier —, l’arrière s’organise autour d’un grand jardin et de dépendances accessibles par des portes charretières. L’inscription à l’inventaire des Monuments historiques en 1973 concerne les façades, toitures, et l’escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé, préservant ainsi un patrimoine architectural et artisanal majeur de l’Ariège.

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