Ferronneries datées 1759 (≈ 1759)
Création des éléments en fer forgé.
1808
Délégation napoléonienne
Délégation napoléonienne 1808 (≈ 1808)
Vasilières salue Napoléon à Toulouse.
1814
Délégation royaliste
Délégation royaliste 1814 (≈ 1814)
Vasilières salue le roi Louis XVIII.
1828-1830
Mandat de maire
Mandat de maire 1828-1830 (≈ 1829)
Vasilières maire de Pamiers.
14 mai 1973
Inscription MH
Inscription MH 14 mai 1973 (≈ 1973)
Façades, toitures et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rue et sur cour ; escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé (cad. D 4691) : inscription par arrêté du 14 mai 1973
Personnages clés
Bernard Pierre Vasilières - Avocat et maire de Pamiers
Propriétaire au XIXe siècle, homme politique.
Origine et histoire
La maison située à Pamiers, dans l’Ariège, est une demeure bourgeoise du XVIIIe siècle, inscrite aux Monuments historiques depuis 1973. Elle se distingue par son plan en U, sa façade ordonnancée sur la rue Gabriel-Péri, et ses élévations en brique, un matériau rare dans la région à l’époque. La porte d’entrée, centrée et ornée d’un arc plein-cintre, arbore un monogramme « LDC » en fer forgé, tandis que les fenêtres des étages supérieurs conservent leurs menuiseries et garde-corps d’origine. Les dépendances, ouvrant sur la rue Lakanal, présentent des arcades rythmant la façade, soulignant la qualité architecturale de l’ensemble.
Les fers forgés de la maison, datés précisément de 1759, constituent son élément le plus remarquable. Ils ornent les impostes, les heurtoirs, et les rampes d’escalier, témoignant d’un savoir-faire artisanal d’exception. Le monogramme « LDC » suggère un propriétaire antérieur à Bernard Pierre Vasilières, avocat et fonctionnaire des finances, qui acquiert la propriété au début du XIXe siècle. Vasilières, originaire du Rouergue, joue un rôle politique local marqué : il participe à des délégations saluant Napoléon en 1808 puis Louis XVIII en 1814, avant de devenir maire de Pamiers de 1828 à 1830.
Le cadastre napoléonien de 1828 révèle que la maison, son jardin et sa cour appartenaient alors à Vasilières. Bien que la façade principale donne sur la rue — atypique pour un hôtel particulier —, l’arrière s’organise autour d’un grand jardin et de dépendances accessibles par des portes charretières. L’inscription à l’inventaire des Monuments historiques en 1973 concerne les façades, toitures, et l’escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé, préservant ainsi un patrimoine architectural et artisanal majeur de l’Ariège.