Construction initiale 1592 (≈ 1592)
Maison construite pour le forgeron Michel Herzer et son épouse.
1907
Restauration complète
Restauration complète 1907 (≈ 1907)
Acquisition et restauration par la commune de Kaysersberg.
1932
Inscription historique
Inscription historique 1932 (≈ 1932)
La maison est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
Michel Herzer
Forgeron originaire de Souabe, premier propriétaire de la maison.
Matthieu Ohnenstetter
Dernier propriétaire privé de la maison avant son acquisition par la commune.
Samson Offinger
Beau-père de Michel Herzer, père de son épouse.
Origine et histoire de la Maison, Rue du Général-de-Gaulle
La maison située au 101, rue du Général-de-Gaulle à Kaysersberg a été construite en 1592 pour le forgeron Michel Herzer, originaire de Souabe, et son épouse, une fille de Samson Offinger ; la date figure sur les poteaux de la loggia. Sur la traverse d'appui d'une fenêtre latérale sont gravées les initiales H O et un emblème longtemps considéré comme celui des forgerons, qui s'avère être en réalité un emblème de charpentier. Connue plus tard sous le nom de son dernier propriétaire, Matthieu Ohnenstetter, la maison fut acquise par la commune en 1907 et entièrement restaurée. Au rez‑de‑chaussée subsistent la porte d'entrée primitive en plein cintre et une grande baie en plein cintre, anciennement porte, qui avait été murée puis transformée en fenêtre ; lors de la restauration elle fut dégagée et la partie basse ornée de rosaces, d'après le modèle des baies de l'hôtel de ville. Une baie voisine en plein cintre a été créée à l'emplacement d'une fenêtre du XIXe siècle. À l'étage, la grande fenêtre à meneaux, partiellement murée, fut rétablie dans son état d'origine et l'inscription en allemand gravée sur l'appui — qui fait allusion aux attaques ou dénigrements suscités par les travaux — a été restaurée. Le chambranle saillant sculpté de la seconde fenêtre, qui avait été raboté, a également été refait. Une potence sculptée de la poulie a été ajoutée au pignon. Le rez‑de‑chaussée a servi de musée pour les collections de la société d'histoire jusqu'en 1973, puis a été utilisé comme galerie d'exposition. L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1932.