Construction de la logette 1584 (≈ 1584)
Date gravée sur l’oriel, attribuée à Frantz Baur.
1590
Réalisation du puits
Réalisation du puits 1590 (≈ 1590)
Puits en grès jaune dans la cour.
début XIXe siècle
Atelier de facture d’orgues
Atelier de facture d’orgues début XIXe siècle (≈ 1904)
Installation de Rabiny et Callinet.
1929
Classement monument historique
Classement monument historique 1929 (≈ 1929)
Inscription de la façade et du puits.
1986
Destruction des ateliers
Destruction des ateliers 1986 (≈ 1986)
Remplacés par des immeubles d’habitation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade avec oriel et puits dans la cour : inscription par arrêté du 28 juin 1929
Personnages clés
Frantz Baur - Tailleur de pierre
Auteur présumé de la logette (1584).
Joseph Rabiny - Facteur d’orgues
Installa un atelier au XIXe siècle.
François Callinet - Facteur d’orgues
Associé à Rabiny dans l’atelier.
Origine et histoire de la Maison, Rue Poincaré
La maison au 17 rue Poincaré, située à Rouffach dans le Haut-Rhin, est un exemple remarquable d’architecture civile des XVIe et XVIIIe siècles. Inscrite aux monuments historiques depuis 1929, elle se distingue par sa façade ornée d’un oriel (logette) datant de 1584, ainsi que par un puits Renaissance de 1590 dans sa cour. Les décors sculptés, incluant rinceaux, rosaces et écus bûchés, témoignent d’un savoir-faire artisanal raffiné, attribué en partie à l’atelier de Frantz Baur, un tailleur de pierre actif dans la région à la fin du XVIe siècle.
Au XVIIIe siècle, des modifications majeures furent apportées, comme l’ajout d’une aile en retour sur la cour et le percement de fenêtres à linteaux en arc segmentaire. La logette, quant à elle, aurait subi une restauration partielle, avec des linteaux aux motifs légèrement différents des piédroits originaux. Les garde-corps en fer forgé des fenêtres datent également de cette période. Le bâtiment connut une vocation industrielle au début du XIXe siècle, abritant un atelier de facture d’orgues dirigé par Joseph Rabiny et François Callinet, avant que ces installations ne soient détruites en 1986.
L’édifice conserve des éléments architecturaux notables, tels que deux portes en plein cintre (dont une du XVIIIe siècle), des panneaux moulurés sur les allèges des fenêtres, et des marques de tâcherons liées à Frantz Baur. Le puits de la cour, en grès jaune, présente des piédroits et un linteau sculptés de motifs Renaissance, tandis que la poulie d’origine est toujours en place. Ces détails soulignent l’importance historique et artistique de cette maison, reflet du patrimoine alsacien.
Classée pour sa façade avec oriel et son puits, la maison incarne à la fois l’héritage artisanal de la Renaissance et les transformations architecturales des siècles suivants. Son histoire industrielle, bien que brève, ajoute une dimension économique à son récit, liant artisanat d’art et développement local. Aujourd’hui, elle reste un témoignage tangible de l’évolution urbaine et sociale de Rouffach.