Construction de la maison 1686 (≈ 1686)
Bâtie par Hans Hahn avec inscription moralisatrice.
1986
Classement monument historique
Classement monument historique 1986 (≈ 1986)
Inscrite à l’inventaire des monuments historiques.
2019-2020
Destruction de la grange
Destruction de la grange 2019-2020 (≈ 2020)
Disparition d’une annexe historique attitée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Hans Hahn - Constructeur présumé
A bâti la maison en 1686.
Origine et histoire de la Maison, Rue des Fleurs
La maison au 2, rue des Fleurs est un monument historique situé à Strasbourg, dans le département du Bas-Rhin. Construite en 1686 par Hans Hahn, elle se distingue par son architecture à colombages et son toit en demi-croupe. Une inscription orne son pignon : « Alles schoene unseren Alten sollen wir in Ehre halten » (« Toutes les beautés transmises par nos ancêtres doivent être respectées »), reflétant une volonté de préservation du patrimoine familial ou artisanal.
Le bâtiment comportait autrefois une grange, détruite entre fin 2019 et début 2020. Cette perte illustre les défis contemporains de conservation des annexes historiques dans les zones urbaines. La maison elle-même a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1986, reconnaissant sa valeur architecturale et son témoignage de l’habitat strasbourgeois du XVIIe siècle.
L’inscription sur le pignon, combinée à la date de construction, suggère un hommage aux traditions ou aux ancêtres, typique des mentalités de l’époque moderne en Alsace. Le nom de Hans Hahn, bien que seul mentionné, indique probablement un propriétaire aisé ou un artisan influent, capable de financer une telle construction et d’y apposer une devise moralisatrice.
Strasbourg, ville libre impériale jusqu’en 1681 avant son rattachement à la France, connaissait alors un essor architectural marqué par l’influence à la fois germanique (colombages) et française (ornementation). Cette maison s’inscrit dans ce contexte de transition culturelle, où les élites locales affirmaient leur statut par des inscriptions et des styles hybrides.