Propriété d'Ambrosius Gilg 1587 (≈ 1587)
Membre du Grand Sénat, louée à Julius Sopher.
1788
Décès de Caspar Häss
Décès de Caspar Häss 1788 (≈ 1788)
Batelier propriétaire au XVIIIe siècle.
fin XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Période estimée pour les pans de bois.
1900
Installation d'une boulangerie
Installation d'une boulangerie 1900 (≈ 1900)
Aménagements du rez-de-chaussée.
10 septembre 1937
Classement monument historique
Classement monument historique 10 septembre 1937 (≈ 1937)
Inscription officielle.
25 septembre 1944
Bombardement aérien
Bombardement aérien 25 septembre 1944 (≈ 1944)
Destruction partielle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison : inscription par arrêté du 10 septembre 1937
Personnages clés
Ambrosius Gilg - Membre du Grand Sénat
Propriétaire en 1587, tribu des bouchers.
Julius Sopher - Responsable de la douane
Locataire en 1587.
Caspar Häss - Batelier strasbourgeois
Propriétaire au XVIIIe siècle.
Origine et histoire
La maison située au 36 quai des Bateliers à Strasbourg date de la 2e moitié du XVIIe siècle, bien que certains éléments architecturaux, comme les pans de bois sculptés, pourraient remonter à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle. Ce bâtiment de quatre étages (rez-de-chaussée, trois étages carrés et un comble) présente une façade caractéristique, avec un 1er étage en encorbellement refait au XVIIIe siècle, des fenêtres en arc segmentaire, et des consoles Renaissance ornées de blasons et de masques. Les lucarnes du toit, plus récentes, dateraient de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle. À l’intérieur, des solives moulurées et des corbeaux sculptés, portant les mêmes blasons qu’en extérieur, témoignent de son riche passé.
La maison a connu plusieurs propriétaires et usages au fil des siècles. En 1587, elle appartenait à Ambrosius Gilg, membre du Grand Sénat de Strasbourg et représentant de la tribu des bouchers, qui la louait à Julius Sopher, responsable de la balance de la douane. Au XVIIIe siècle, elle fut la propriété du batelier Caspar Häss (mort en 1788), puis abritera une boulangerie en 1900, nécessitant des aménagements majeurs au rez-de-chaussée. Endommagée lors des bombardements de 1944, elle perdit son bâtiment arrière et ses coursières. Classée monument historique en 1937, elle conserve aujourd’hui des traces de polychromie et une fenêtre Renaissance donnant sur la cour.
L’architecture de la maison reflète les évolutions urbaines de Strasbourg. Les plans-reliefs des XVIIIe et XIXe siècles montrent son évolution, passant d’un gouttereau sur rue à un ensemble de deux bâtiments reliés par des ailes étroites, bordant une cour quadrangulaire. Les modifications successives (ajout de la devanture de boulangerie en 1900, reconstruction partielle post-1945) illustrent son adaptation aux besoins commerciaux et résidentiels. Les blasons et initiales (comme PH, WSMV, ou MD) gravés sur les consoles restent partiellement mystérieux, évoquant des propriétaires ou artisans oubliés.
Le rez-de-chaussée actuel conserve un couloir menant à l’escalier et à la cour, où subsistent des éléments Renaissance comme une fenêtre à chambranle mouluré. Les étages supérieurs, en pan de bois crépis, présentent des ambiances contrastées : le 2e étage offre un riche décor sculpté (fin XVIe–début XVIIe siècle), tandis que le 3e, plus sobre, arbore un pan de bois à poteaux et liens pleins. Les lucarnes, ajoutées ultérieurement, achèvent une silhouette typique du patrimoine strasbourgeois, mêlant héritage médiéval et adaptations modernes.
La maison incarne l’histoire sociale de Strasbourg, liée aux corporations (bouchers, bateliers) et aux activités commerciales. Sa localisation sur le quai, proche des douanes, en faisait un lieu stratégique pour le commerce fluvial. Les dommages de 1944 et les reconstructions postérieures ont effacé une partie de son passé, mais les éléments conservés (blasons, pans de bois) en font un témoignage précieux de l’architecture civile alsacienne, entre tradition et modernité.
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