68250 Rouffach, 65 Rue du Quatrième-Régiment-des-Spahis-Marocains
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1671
Construction initiale
Construction initiale 1671 (≈ 1671)
Maison édifiée pour Willeman et Bollenbach.
1672
Date gravée
Date gravée 1672 (≈ 1672)
Porte charretière datée sur rue.
1913
Restauration majeure
Restauration majeure 1913 (≈ 1913)
Louis Keller modifie allèges et fenêtres.
13 juin 1929
Classement MH
Classement MH 13 juin 1929 (≈ 1929)
Inscription façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
M. A. Willeman - Commanditaire
Propriétaire originel, armoiries au lion.
Erasme Bollenbach - Commanditaire
Propriétaire, symbole de l’homme sauvage.
Louis Keller - Restaurateur (1913)
Modifia allèges et ajouta éléments sculptés.
Origine et histoire de la Maison, Rue du Quatrième-Régiment-des-Spahis-Marocains
La maison située au 65 rue du Quatrième-Régiment-des-Spahis-Marocains à Rouffach est un édifice du 3e quart du XVIIe siècle, construit en 1671 pour M. A. Willeman et Erasme Bollenbach. Ce logis en équerre se distingue par une logette angulaire et des fenêtres à chambranles moulurés, ornés de rosaces et de linteaux sculptés. Les similitudes stylistiques avec d’autres maisons de Rouffach (comme celles des rues des Écoles et de la Prévôté) suggèrent l’intervention d’un même architecte ou atelier.
La façade présente une porte d’entrée richement décorée, avec des pilastres ioniques et des masques grotesques, surmontée d’une fenêtre en dessus-de-porte. Les allèges de la logette, restaurées en 1913 par Louis Keller, arboraient autrefois des armoiries et des initiales des propriétaires originaux : un lion avec une hache (symbole de Willeman) et un homme sauvage avec un arbre (Bollenbach). Deux soupiraux du cellier furent remplacés par des fenêtres lors de cette restauration.
Classée monument historique depuis 1929, la maison illustre l’architecture civile alsacienne du XVIIe siècle, marquée par des influences baroques et des motifs sculptés symboliques. Son inscription concerne les façades et toitures, préservant ainsi un témoignage rare de l’artisanat local de l’époque. L’arrêté initial fut abrogé en 2025, bien que cette date semble anachronique (probablement une erreur de source).