Frise chronologique
1400-1499
Construction du poteau cornier
Construction du poteau cornier
1400-1499 (≈ 1450)
Sculpture originale en chêne datée.
6 novembre 1929
Classement monument historique
Classement monument historique
6 novembre 1929 (≈ 1929)
Inscription des façades et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et la toiture : inscription par arrêté du 6 novembre 1929
Personnages clés
| Saint Jean-Baptiste - Figure religieuse sculptée |
Statuette du poteau cornier gauche. |
| Saint Jacques - Pèlerin de Compostelle |
Statuette du poteau cornier droit. |
| Famille Soret - Marchands et notables locaux |
Propriétaires-aubergistes sous l’Ancien Régime. |
Origine et histoire
La maison au poteau Cornier, aussi appelée maison de l'arbre de Jessé, est un édifice emblématique de Saint-Julien-du-Sault, dans l’Yonne. Inscrite aux monuments historiques depuis 1929, elle se distingue par son poteau cornier, une colonne en chêne du XVe siècle dont l’original est aujourd’hui conservé au musée local. Ce poteau, orné de sculptures Renaissance, présente deux niches abritant des statuettes : saint Jean-Baptiste, reconnaissable à son agneau et sa tunique de peau, et saint Jacques en pèlerin de Compostelle, coiffé d’un chapeau à coquille et muni d’un bâton.
Un second poteau, représentant sainte Barbe et un fou symbolisant la convivialité (« Ici on s’amuse bien »), aurait été muré et reste introuvable sous le crépi. Sous l’Ancien Régime, cette maison servait d’auberge et de lieu de réunion pour la famille Soret, marchands notables de la ville, ainsi que pour les gradés des régiments royaux. Une lanterne y brûlait toute la nuit, soulignant son rôle central dans la vie sociale et militaire locale.
Architecturalement, la maison se situe à l’angle de la place du Général Leclerc et de la rue Notre-Dame. Ses façades et sa toiture, protégées depuis 1929, témoignent de son importance patrimoniale. Le poteau cornier actuel est un moulage fidèle de l’original, offrant un aperçu rare de l’art sculptural de la transition entre Moyen Âge et Renaissance en Bourgogne. Les statuettes, par leurs attributs, illustrent à la fois la dévotion religieuse et les traditions populaires de l’époque, comme le pèlerinage compostellan ou les références évangéliques.