Frise chronologique
1465-1484
Période d'activité de Bertrand de Saint-André
Période d'activité de Bertrand de Saint-André
1465-1484 (≈ 1475)
Juge-mage potentiel commanditaire
1484-1509
Séjour de Pierre III de Saint-André
Séjour de Pierre III de Saint-André
1484-1509 (≈ 1497)
Autre juge-mage possible commanditaire
2e moitié du XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
2e moitié du XVe siècle (≈ 1550)
Attribuée à Bertrand ou Pierre III de Saint-André
1729-1780
Morcellement de l'immeuble
Morcellement de l'immeuble
1729-1780 (≈ 1755)
Division en plusieurs propriétés
XIXe siècle
Restauration par le docteur Fréjaques
Restauration par le docteur Fréjaques
XIXe siècle (≈ 1865)
Reconstruction partielle de la façade
13 avril 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
13 avril 1948 (≈ 1948)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 1274) : inscription par arrêté du 13 avril 1948
Personnages clés
| Bertrand de Saint-André - Juge-mage de Carcassonne |
Commanditaire présumé (1465-1484) |
| Pierre III de Saint-André - Juge-mage, fils de Bertrand |
Commanditaire présumé (1484-1509) |
| Docteur Fréjaques - Propriétaire au XIXe siècle |
Responsable de restaurations majeures |
Origine et histoire
La maison située à Carcassonne, construite dans la 2e moitié du XVe siècle, est attribuée soit à Bertrand de Saint-André (après 1465 jusqu'en 1484), juge-mage, soit à son fils Pierre III, également juge-mage de Carcassonne entre 1484 et 1509 environ. Ce monument reflète l’influence des élites judiciaires locales dans l’urbanisme de l’époque, avec une architecture soignée : porte à accolade, colonnettes prismatiques et décors gothiques tardifs.
Entre 1729 et 1780, l’immeuble fut morcelé, perdant partiellement son unité originelle. Au XIXe siècle, le docteur Fréjaques, alors propriétaire, fit reconstruire la façade sur rue, altérant certains éléments médiévaux. Malgré ces transformations, des vestiges significatifs subsistent, comme l’arc en tiers-point du passage couvert ou les fenêtres à mouluration prismatique du premier étage, témoins de l’artisanat de la fin du Moyen Âge.
La porte d’entrée, axe central de la cour, présente un décor sculpté remarquable : colonnettes carrées, pinacles, et une accolade à crochets bourgeonnants. Les rampants s’ornent de trilobes, tandis que l’ébrasement combine boudins prismatiques et tores. Ces détails, bien que partiellement restaurés, soulignent le statut social des commanditaires, liés à la magistrature carcassonnaise.
Classée Monument Historique en 1948 (façades et toitures), la maison illustre la transition entre gothique et Renaissance dans l’architecture civile du Languedoc. Son adresse actuelle, 65 rue de la Préfecture, correspond à l’ancien cœur administratif de la cité, renforçant son intérêt patrimonial.