Maison à Narbonne dans l'Aude

Maison

  • 11100 Narbonne
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Crédit photo : Sylenius - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Construction initiale
XVIIIe siècle
Améliorations et modifications
XIXe siècle
Restauration et modernisation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Escalier, trompe et portail (cad. E 706) : inscription par arrêté du 10 septembre 1947

Origine et histoire

Cet immeuble est édifié sur une partie de l'emplacement de l'ancien capitole; des fragments de mosaïque gallo-romaine ont été découverts dans ses caves. Les propriétaires successifs, connus depuis le XVIIe siècle, furent pour la plupart consuls de Narbonne et receveurs des tailles du diocèse. L'immeuble se compose de plusieurs corps de bâtiment, avec une entrée principale rue Louis-Blanc et une liaison, par un passage, vers la rue du Puits via une petite maison qui faisait autrefois partie de l'ensemble. Le portail s'ouvre sous un grand arc surbaissé orné d'une grande clef en console. En arrière du portail, un passage couvert débouche sur la première cour par une porte en arc. En face de cette cour s'ouvre un vestibule de la fin du XIXe siècle qui donne accès au grand escalier. À gauche de l'entrée, la porte de la cuisine, modifiée vers 1880, a reçu une tête sculptée provenant de l'ancienne porte sur la cour. Les transformations n'ont guère touché à l'escalier, sauf à la retombée de l'arc vers la porte d'entrée où l'appui primitif a dû être remplacé par une poutre transversale. Il s'agit d'un escalier à deux volées, à limons superposés et sans mur d'échiffre; les limons supérieurs sont appuyés sur des colonnes galbées. À la base de chacune de ces colonnes, les quatre angles sont renforcés par des griffes évoquant des feuilles d'acanthe. Le chapiteau présente une astragale, une seule rangée de feuilles d'acanthe et un abaque mouluré de filets. Les arcs qui supportent les paliers et les limons s'appuient d'une part sur chaque colonne, d'autre part sur les murs, ces derniers étant munis de culs-de-lampe ornés d'une palmette. Les arcs sont en plein cintre, avec une clef saillante à deux ressauts, et leurs arêtes sont moulurées. Au rez-de-chaussée, à gauche de la volée de départ, un passage mène à la seconde cour et s'ouvre sur elle par une porte en plein cintre à encadrement mouluré. Il n'existe pas d'autres parties anciennes dans ce corps de bâtiment. Au fond et à droite de la seconde cour, un passage permet de sortir sur la rue du Puits en traversant une maison dépendant de l'immeuble. Dans un angle rentrant de ce passage se trouvait une petite tourelle polygonale reposant sur une trompe d'angle et coiffée d'une poivrière; il n'en subsiste que la base. C'était une tourelle à trois faces planes.

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