Fondation du monastère 1204 (≈ 1204)
Fondation du monastère des Bernardines de Notre-Dame des Olieux.
XIIIe siècle
Ouvertures roman
Ouvertures roman XIIIe siècle (≈ 1350)
Création des ouvertures de style roman dans la maison.
1574
Transfert à Narbonne
Transfert à Narbonne 1574 (≈ 1574)
Le monastère se déplace à Narbonne en raison des guerres de Religion.
1644
Achat de la maison
Achat de la maison 1644 (≈ 1644)
Les Bernardines achètent la maison de Jean de Brunes.
XVIe siècle
Fenêtre à meneaux
Fenêtre à meneaux XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout d'une fenêtre à meneaux datant de la seconde moitié du XVIe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur cour (cad. B 2068, 2070) : inscription par arrêté du 19 décembre 1946
Personnages clés
Jean de Brunes
Ancien propriétaire de la maison achetée par les Bernardines en 1644.
Origine et histoire
Le monastère des Bernardines de Notre-Dame des Olieux, fondé en 1204, se transporta à Narbonne en 1574 en raison des guerres de Religion. Leur église s’établit d’abord sur l’île Sainte-Radegonde, près de la Major, mais elle n’apparaît plus dans le compoix de 1696. D’après une annotation du compoix de 1641, les Bernardines auraient acheté, le 8 avril 1644, la maison de Jean de Brunes, qui est le plus ancien propriétaire connu de l’édifice. Converti en caserne à la Révolution, le couvent fut partiellement démoli en 1839. Le tracé, au milieu du XIXe siècle, de l’avenue du Capitole et la construction de nouvelles maisons en bordure ont laissé subsister deux murs anciens munis de leurs fenêtres. Ces deux murs, perpendiculaires, présentent des ouvertures d’époques différentes. L’un donne sur une cour triangulaire en façade sur l’avenue ; au premier étage il s’ouvre sur une fenêtre triple en plein cintre et, au deuxième étage, sur une fenêtre à meneaux dont l’axe est décalé. Cette fenêtre à meneaux paraît dater de la seconde moitié du XVIe siècle. La fenêtre du premier étage se compose de trois petites baies en plein cintre séparées par deux colonnettes en marbre ; leurs chapiteaux portent, aux angles, des têtes humaines et les tailloirs sont ornés de feuillages qui se prolongent en une frise au-delà de l’encadrement. Le pan de mur sur la cour arrière comporte une fenêtre géminée dont le chapiteau montre, sur chaque face, une chèvre ou un bouc dans un décor de feuillages ; la frise se poursuit sur plusieurs mètres. Malgré le style incontestablement roman de ces ouvertures, certains détails laissent suggérer une datation plutôt tardive, probablement la première moitié du XIIIe siècle.