Existence attestée avant 1300 (≈ 1300)
Création de la Parerie Neuve postérieure.
1344
Dépôt des livres
Dépôt des livres 1344 (≈ 1344)
Conservation des registres des Inquants.
1596
Mention comme chapelle
Mention comme chapelle 1596 (≈ 1596)
Compoix évoque Marie-Madeleine.
1946
Protection partielle
Protection partielle 1946 (≈ 1946)
Inscription de la façade rue Berlioz.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur la rue Berlioz (cad. E 448) : inscription par arrêté du 19 décembre 1946
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité
Texte source ne mentionne aucun personnage.
Origine et histoire
Cette maison, située à Narbonne, est un édifice des XIIIe et XIVe siècles, connu sous le nom d’ancienne bourse des Draps ou Maison des Inquants. Elle servait de lieu officiel où les Juifs prêtaient serment avant d’exercer des charges comme celle de courtier des draps. Son existence est attestée avant 1300, date de création de la Parerie Neuve, un organe concurrent. En 1344, elle abritait encore les registres des Inquants, confirmant son rôle administratif et commercial à cette époque.
D’après le compoix (cadastre) de 1596, le bâtiment aurait initialement été une chapelle dédiée à Marie-Madeleine, bien que cette vocation religieuse ne soit pas documentée avant cette date. La façade sur la rue Berlioz, en pierre de taille, présente des traces d’architecture gothique, notamment trois fenêtres mutilées. Celle de gauche conserve un remplage, des colonnettes et des chapiteaux sculptés de feuillages, typiques du style de l’époque. Les détails ornementaux, comme les archivoltes à palmettes, suggèrent une construction soignée, peut-être liée à son usage public.
L’édifice est partiellement protégé depuis 1946, avec une inscription pour sa façade sur la rue Berlioz. Son histoire reflète les dynamiques urbaines de Narbonne médiévale, entre commerce des draps, présence juive et réutilisation des espaces. Les modifications ultérieures (fenêtres murées, percements) témoignent de son adaptation aux besoins changeants, bien que les éléments gothiques subsistants en fassent un exemple remarquable du patrimoine civil occitan.