Frise chronologique
1er quart XVIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
1er quart XVIe siècle (≈ 1625)
Période présumée de la construction initiale.
24 décembre 1957
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
24 décembre 1957 (≈ 1957)
Protection du plafond et de la cheminée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cheminée et plafond peint dans une salle du premier étage ; ancienne fenêtre Renaissance transformée en porte dans le grenier (cad. K 204) : inscription par arrêté du 24 décembre 1957
Personnages clés
| Archevêque de Narbonne - Propriétaire présumé ou commanditaire |
Lié aux viguiers logés dans la maison. |
| Dignitaire du chapitre collégial - Propriétaire potentiel |
Autre hypothèse pour l’appartenance initiale. |
Origine et histoire
La Maison Baisse, située à Capestang dans l’Hérault, est une vaste demeure datant du 1er quart du XVIe siècle. Aujourd’hui morcelée, elle aurait appartenu soit à l’archevêque de Narbonne pour loger ses viguiers, soit à un dignitaire du chapitre collégial. Son extérieur, très remanié, contraste avec un intérieur préservé, notamment au premier étage, où subsiste un plafond primitif orné de poutrelles, de métopes inclinées et de blasons.
Huit métopes du plafond présentent des blasons, deux personnages et des motifs floraux, tandis que les poutres arborent des décors géométriques chevronnés. Une cheminée Renaissance se distingue par ses jambages à colonnettes, sa hotte verticale et des moulures flamboyantes. Deux lions soutiennent un écu bûché, symbole effacé, peut-être lié à son propriétaire d’origine. Ces éléments, protégés depuis 1957, illustrent l’importance historique du lieu.
La localisation de la Maison Baisse, 20 Place Jean Jaurès, est approximative (précision : 5/10). Son état actuel reflète des transformations successives, mais les vestiges intérieurs, comme une ancienne fenêtre Renaissance convertie en porte, rappellent son prestige passé. Le monument, inscrit aux Monuments Historiques, reste un témoignage rare de l’architecture civile de la Renaissance en Languedoc.
À l’époque de sa construction, Capestang, sous influence ecclésiastique et seigneuriale, était un carrefour entre Narbonne et Béziers. Les viguiers, représentants de l’archevêque, y exerçaient justice et administration. La Maison Baisse, par son décor et sa taille, suggère un lieu de pouvoir ou de représentation, lié à l’élite locale ou religieuse.