Construction probable 1628 (≈ 1628)
Date présumée de construction de la maison.
XVIIe siècle (date indéterminée)
Incendie du 2e étage
Incendie du 2e étage XVIIe siècle (date indéterminée) (≈ 1750)
Disparition partielle de l'édifice.
18 juin 1929
Inscription monument historique
Inscription monument historique 18 juin 1929 (≈ 1929)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison : inscription par arrêté du 18 juin 1929
Personnages clés
Chanoines-comtes du chapitre du grand-chœur de Strasbourg - Propriétaires et occupants
Résidaient dans cette demeure au XVIIe.
Origine et histoire
La maison située au 20 rue Jenner à Molsheim (Bas-Rhin) est un édifice du XVIIe siècle, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1929. Cette grande demeure, à gouttereau sur rue, se distingue par son passage d'entrée latéral doté d'un arc en plein cintre sculpté et une tourelle d'escalier polygonale hors-œuvre. L'intérieur conserve des éléments remarquables comme une coursière sur corbeaux au 1er étage, un rez-de-chaussée entièrement voûté d'arêtes, et une cave légèrement enterrée. Les dépendances abritaient autrefois écurie, remise et grange, tandis qu'un puits avec niche arrondie et margelle sculptée subsiste.
Construite probablement en 1628, cette maison servait de résidence aux chanoines-comtes du chapitre du grand-chœur de la cathédrale de Strasbourg. Elle communiquait directement avec une demeure mitoyenne, également propriété de chanoines. Le second étage a disparu lors d'un incendie, mais l'édifice conserve des traces de son prestige passé, comme l'escalier à limon hélicoïdal et les décors sculptés. Son architecture reflète le statut social élevé de ses occupants, membres influents du clergé strasbourgeois.
L'inscription comme monument historique en 1929 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son lien avec l'histoire religieuse alsacienne. La maison illustre le mode de vie des chanoines-comtes, intermédiaires entre le clergé et l'aristocratie, et leur rôle dans l'administration du chapitre cathédral. Aujourd'hui, elle reste un témoignage rare des demeures canoniales du XVIIe siècle en Alsace.