Maison à Strasbourg dans le Bas-Rhin

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  • 67000 Strasbourg
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Crédit photo : Ji-Elle - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Première mention historique
1639
Acquisition par les comtes palatins
1741
Acquisition par le cardinal de Rohan
1748
Construction du balcon
1766
Plan Blondel
1830/1836
Rebâtissement des bâtiments arrière
1889 et 1896
Projets d'aménagement d'ateliers
1942
Réparation du balcon
1944
Bombardement de Strasbourg
1954
Reconstruction des ailes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toiture : inscription par arrêté du 10 septembre 1937

Personnages clés

Gottlieb Gentschl Chaudronnier propriétaire de la maison en 1749.
Émile Unselt Serrurier ayant agrandi l'atelier en 1902.
Théo Berst Architecte responsable de la reconstruction des ailes en 1954.
Abraham Dürninger Personnage né dans cette maison en 1706.
François-Egon de Fürstenberg Évêque de Strasbourg à la fin du XVIIe siècle.
Guillaume-Egon de Fürstenberg Évêque de Strasbourg à la fin du XVIIe siècle.

Origine et histoire

La maison du 34, quai des Bateliers à Strasbourg est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1937 ; la passerelle de l'Abreuvoir enjambe l'Ill en face de l'édifice. Connue depuis le XVe siècle sous l'appellation Zum Sidenfaden (Au Fil de Soie), elle correspondait aussi à l'ancien n° 33, puis porta d'abord le numéro 10. Aux XVIe et XVIIe siècles, la propriété fut successivement aux comtes de Nassau et, en 1639, aux comtes palatins du Rhin ; à la fin du XVIIe siècle, elle aurait intégré la cour de Bade ou Hôtel de Baden-Baden. Sur le plan-relief de 1725, l'édifice donnant sur le quai apparaît comme un bâtiment à rez-de-chaussée et deux étages, gouttereau sur rue et toit à longs pans. L'Hôtel de Bade fut acquis par le cardinal de Rohan en 1741 pour servir d'annexe au palais épiscopal, mais au milieu du XVIIIe siècle le n° 34 était déjà une propriété bourgeoise. En juillet 1748 l'autorisation fut donnée de construire sous un vieil encorbellement en mauvais état et d'établir un balcon de dix pieds sur trois pieds ; en juin 1749 la maison est décrite dans un acte notarié comme « nouvellement construite » et appartenant à Gottlieb Gentschl, chaudronnier. Le plan Blondel de 1766 montre ce vaste bien-fonds distinct de la propriété épiscopale attenante, et le plan-relief de 1830/1836 atteste que les bâtiments arrière du n° 34 ont été rebâtis depuis l'époque de Blondel. Les armoiries présentes aujourd'hui sur la façade ont été rapportées tardivement : elles n'apparaissent pas sur la photographie de Winter (1870) mais se voient sur la grille du balcon sur une image de 1910. Des projets d'aménagement d'ateliers dans la cour datent de 1889 et 1896 ; vers 1900 des machines y sont installées dans l'atelier du serrurier Émile Unselt, qui l'agrandit en 1902 pour accueillir dix ouvriers. D'autres activités artisanales s'y succèdent au XXe siècle : laverie (1925), fabrication de matelas (1932) et réparation de postes radio (1941). En 1942 les consoles soutenant le balcon étaient brisées et la dalle menaçait de tomber ; il semble que le balcon ait été réparé à cette période, avec remplacement des consoles. Le bombardement du 25 septembre 1944 endommagea un appartement sans affecter gravement l'ensemble de la maison. Après la guerre, confronté au danger imminent d'écroulement des galeries de la façade arrière, l'architecte Théo Berst conçut la reconstruction des deux ailes bordant la cour, qui abritaient cuisines et sanitaires ; ces travaux furent achevés en 1954, de même que la reconstruction des ateliers de serrurerie. Les locaux abritent aujourd'hui une activité de sérigraphie. Le bâtiment a reçu, après 1748, une façade de style Régence postérieure à la naissance d'Abraham Dürninger, né dans cette maison en 1706. Le balcon en ferronnerie est soutenu par des cornes d'abondance et porte les armes des Fürstenberg ; François-Egon et Guillaume-Egon de Fürstenberg furent tous deux évêques de Strasbourg à la fin du XVIIe siècle.

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