Origine et histoire de la Maison Boutang du Peyrat
La maison Boutang du Peyrat est un immeuble historique situé à Collonges-la-Rouge, en Corrèze (Nouvelle-Aquitaine). Ce bâtiment, construit entre les XVe et XVIIe siècles, servait d’hôtel particulier à la famille noble des Boutang du Peyrat. Son architecture combine des éléments des trois siècles, avec un rez-de-chaussée et un premier étage, reflétant le statut social de ses propriétaires.
La façade et les toitures, ainsi que des éléments intérieurs remarquables, sont protégés depuis 1951. Parmi ces éléments figurent une fenêtre Louis XIII avec sa menuiserie d’origine, une porte d’entrée du XVIIe siècle, et une cheminée en bois ornée d’une frise peinte. Ces détails témoignent du raffinement de l’habitat aristocratique de l’époque, tout en illustrant les évolutions stylistiques entre Moyen Âge et période moderne.
L’édifice, classé Monument Historique, conserve également une armoirie, soulignant son lien avec la noblesse locale. Bien que sa localisation exacte (rue de la Barrière) soit documentée, la précision cartographique reste limitée, avec une note de 5/10 selon les sources disponibles. Aujourd’hui, son usage (visite, location, hébergement) n’est pas précisé dans les archives consultées.
Collonges-la-Rouge, village médiéval connu pour ses constructions en grès rouge, abritait une population dont l’élite noble, comme les Boutang du Peyrat, jouait un rôle central dans l’administration locale et la vie économique. Les maisons comme celle-ci servaient à la fois de résidence et de symbole de pouvoir, tout en abritant parfois des activités liées au commerce ou à l’artisanat de luxe.
Les périodes de construction (XVe–XVIIe siècles) coïncident avec des transformations majeures en Limousin : déclin féodal, essor des bourgs, et influence croissante de la Renaissance. Les éléments architecturaux de la maison, comme la fenêtre Louis XIII, reflètent cette transition entre traditions gothiques et innovations classiques, typique de l’architecture civile provinciale.
L’inscription à l’inventaire des Monuments Historiques en 1951 a permis de préserver ces témoignages, bien que les informations pratiques sur sa visite ou son état actuel restent fragmentaires. Les sources disponibles (Monumentum, base Mérimée) soulignent surtout sa valeur patrimoniale, sans détailler son histoire familiale ou ses usages passés au-delà des descriptions architecturales.